Lac de Pradeilles (Pyrénées Orientales)

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samedi 1 mars 2014

Allez vous faire voir chez les Grecs




                   Cette expression un peu vulgaire deviendra obsolète maintenant que sont fermés les centres de santé de la sécurité sociale grecque , lesquels essayaient tant bien que mal de soigner la population la plus pauvre du pays, en extension constante. La menace couvait depuis longtemps, et plus particulièrement depuis Décembre 2013, après la grève des médecins de ces centres.  

                 Et donc les médecins de ces centres se retrouvent à la rue, et les patients les plus démunis n'ont plus le choix qu'entre les cabinets privés pour eux inabordables, les hôpitaux complètement débordés, et les consultations organisées sur les trottoirs en actes de résistance par ces praticiens récemment devenus SCF (sans cabinet fixe). La "médecine du coeur"comme les restaus du même nom. Compter bien sûr une dizaine d'heures pour simplement vous "faire voir" par un professionnel dans ces salles de soin improvisées...

               La crise est en effet telle que le gouvernement grec a licencié 5500 médecins qui travaillaient dans les centres de la sécurité sociale. Le but étant de colmater à la hussarde les voies d'eau de secteurs déficitaires, austérité maximale pour continuer d'espérer des prêts bancaires…. Car évidemment plus vous êtes pauvres, plus vous avez besoin qu'on vous prête, et moins les banques sont disposées à prêter, dura lex en économie libérale.

             Ceci montre une fois de plus s'il en était besoin que le domaine de la santé n'est en aucune manière protégé des défaillances les plus graves et que les décisions politiques se font selon des impératifs politiciens et comptables qui se fichent comme d'une guigne des besoins des peuples gouvernés.

             Si Galien, qui disait "le meilleur médecin est aussi philosophe", trouverait peut être dans la philosophie quelques biais pour atténuer sa peine, Hippocrate est en train de se retourner dans sa tombe, j'en fais le serment...

Médecin grec nourri du précepte de Galien

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