Lac de Pradeilles (Pyrénées Orientales)

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Ce blog comme une promenade entre amis… On pourra donc lire ou écrire, admirer la nature, ramasser des cèpes ou des morilles , pêcher à la mouche, jouer au poker, parler médecine, littérature, actualité,ou même de tout et de rien comme le font des amis en fin d'une belle journée de randonnée...
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mardi 5 décembre 2017

Fais gaffe, père Noël…



           Je ne sais pas vous, mais pour ma part je commence à être gavé par le marronnier des médias, chaque nouveau jour apportant sa dose de scandales sexuels, des affaires de pédophilie aux histoires de viol et de harcèlement. 

        Bien sûr voir des fauves démasqués, trop longtemps protégés par leur pouvoir ou leur statut social, est très important, encore faut-il ne pas tout mettre dans le même panier, sinon dire à une copine qu’elle est jolie nécessitera bientôt un avertissement préalable « ceci n’est pas du harcèlement », et le père Noël s’il est prudent devra refuser toute photo le montrant avec un enfant sur les genoux… 

        Un parfum « d’ordre moral » imprègne l’atmosphère de façon assez désagréable, reflet pâlot certes mais malgré tout peu engageant des jougs impitoyables faussement moralistes des pays totalitaires passés ou présents. La porte ouverte à la mythomanie  ou à des interprétations plus ou moins paranoïaques comme celle que j’ai tenté d’illustrer dans cette nouvelle.

dimanche 3 septembre 2017

Disneyland




        Le blog se réveille doucement de la torpeur d’un été particulièrement chaud, pendant lequel seule la pêche des dorades dès 5h du matin m’a évité l’inactivité totale. Je n’ai même pas eu le courage de faire un petit compte rendu cette fois de notre traditionnelle visite annuelle au festival d’Avignon, que nous avons pourtant respectée !

          Et il y a longtemps que je ne vous avais pas présenté de nouvelle sur le blog. 

          Eh bien la conjonction…

- de cet article du Parisien relatant la mésaventure d’un  petit garçon s’étant vu refuser le droit de « passer une journée de princesse » dans le célèbre parc de jeux (et la violente réaction de sa mère devant cette « discrimination », il n’y a pas que les parents d’élèves qui rouspètent victorieusement avec pugnacité …) Voir ce lien 

- et des batailles actuelles sur plusieurs fronts de « la France insoumise » dont le parfum rappelle pas mal les combats du tout aussi célèbre « après 68 »


        …  La conjonction de ces 2 faits, donc, m’a fait penser  à ressortir ce texte, qui, sans même avoir besoin d’être rafraîchi, semble encore assez bien tenir la route. Bonne lecture! 

mardi 7 avril 2015

L'apprentissage du crime




         Ecouter ou lire les actualités exige de plus en plus une résistance mentale à toute épreuve: ici on abat 150 étudiants après leur avoir demandé d'annoncer leur mort imminente à leurs parents, là on filme des enfants en train de décapiter des otages, un peu plus loin on vend des femmes esclaves par paquets de 20, ailleurs un jeune homme choisit le suicide en avion pour être accompagné dans la mort par 150 passagers, il n'y a plus de limites à l'abominable…    

       Dans le même temps, nos enfants voient leurs parents de plus en plus sensibles à l'écologie, et des enseignants de primaire qui montrent du doigt la chasse quand ce n'est pas la pêche. Il m'arrive du coup de trouver cette tendance excessivement bisounours.

          J'ai parlé dans un ou deux billets de mon petit Raphaël de 6 ans, que je vais bientôt initier à la pêche si toutefois la tramontane accepte enfin de se mettre en veilleuse. Je me demande encore comment je vais gérer la capture éventuelle d'un poisson. 

        Il ne voudra pas qu'on tue notre prise, j'en suis presque sûr, et si je ne prends pas la peine de m'expliquer,  il y a de grandes chances qu'il pleure si on la relâche. J'imagine que la meilleure conclusion pour lui serait qu'on la garde dans un bocal pour la rapporter chez lui. A bien analyser cet "amour" des animaux, incluant les êtres aquatiques, on peut s'apercevoir qu'il n'intègre déjà pas forcément la notion de liberté.

        Pour admettre la cruauté de proposer la captivité à un être libre, même quand on envisage (ce qui n'est probablement même pas encore son cas) d'aménager cette captivité avec tout le confort possible,  son cerveau d'enfant aura sans doute besoin de longues justifcations, ou bien se résoudra à la prendre en compte après quelques expériences ratées devenues culpabilisantes (le poisson, ventre en l'air dans son bocal, dès le lendemain).

         La liberté, l'indépendance, la différence, vécues comme des éléments de supériorité intolérables, annonces de victoires à venir sur le gêolier "amoureux", ces errements germent-ils dans nos têtes dès le plus jeune âge ?... Mes souvenirs d'enfance font remonter à la surface des sentiments de frustration ressentis face aux petits animaux "sauvages": ce lièvre aussi doux qu'une peluche qui détale quand on rêve de le caresser, cet oiseau si "mignon" qui gazouille cordialement mais s'enfuit au moindre geste, ce corbeau qui nous nargue de son croassement lugubre qu'on voudrait faire cesser, cette truite constellée de points d'or qui file sous une pierre comme une flèche à la plus petite ombre projetée… "Obliger" cet animal libre à nous faire allégeance, à se soumettre et/ou à nous aimer… Tu restes là, avec moi, pour toujours, arrête de me défier, décrètent alors la cartouche ou l'hameçon…Quand la gourmandise se met de la partie, comme dans cette nouvelle, la situation se complique encore…

mardi 10 juin 2014

Toulon (no rugby !)

            Mais non, je ne vais pas me lancer dans la querelle des pour et des contre le vainqueur du doublé Coupe d'Europe- Top 14 ! Chacun voit midi et sa porte et les Toulonnais voient le soleil briller sur la Méditerranée, tant mieux pour eux.  Non, Toulon est juste le titre d'une petite nouvelle (ça faisait longtemps, non ?) en partie mais bien sûr en partie seulement inspirée par mon exercice professionnel (toute ressemblance, etc…) 

           Imaginons que j'étais en consultation et que j'essayais comme d'habitude par des moyens détournés maladroits de soutirer quelques renseignements sur des stations de morilles cf le dessin ci-dessous:

Trop gros, passera pas…
Après donc m'être fait remettre à ma place comme je le méritais, le téléphone sonna…

samedi 28 décembre 2013

Une nouvelle pour Noël




             Les incontournables fêtes dites de Noël restent une épreuve pour ceux qui à cette occasion ressentent douloureusement la solitude quand ils ne l'ont pas choisie. Le médecin connait bien cette période officiellement joyeuse et pourtant déprimante pour ses malades et ses personnes âgées, lesquels réclament parfois sa visite comme on gratte une allumette dans le noir. 

            Bien des vieillards sont maintenant chouchoutés dans des résidences modernes qui n'ont plus rien à voir avec les anciens hospices à la réputation déplorable. Bien éclairés, parés de guirlandes et d'arbres de Noël clignotants, ces véritables hôtels aménagés se déguisent en salles des fêtes et réussissent presque à représenter une ambiance familiale chaude et colorée. 

             Pendant ce temps, dans les HLM et les quartiers pauvres, nombre de "couples" comme celui de la nouvelle qui suit piétinent encore sobrement dans le gris de leur  quotiden. Ce texte, un petit signe dans leur direction, avait été publié en son temps dans la revue "Encres vagabondes" dont j'ai découvert qu'elle s'était transformée en site sur Internet.


vendredi 6 septembre 2013

Trop tard

Déjà moderne par son orthographe…

                J'ai toujours trouvé lorsque j'étais médecin en exercice que l'adolescence était une période particulièrement difficile de la vie. Soigner des ados exige de la patience, du tact, énormément de psychologie. Il est fréquent de voir des parents aimants et concernés complètement perdus devant ces chrysalides maladroites qui n'arrivent pas à choisir quelles couleurs auront les ailes des papillons qu'ils deviendront. Ils se tournent vers le médecin "de famille" qui semble le seul interlocuteur ayant dans leur esprit une parole d'empathie à la fois non répressive et pourvue d'autorité morale. En un mot "paternelle".
                Bien des parents sont aussi aimants mais peu concernés, d'autre concernés mais maladroitement aimants, certains même ne sont ni l'un ni l'autre… Il n'est pas question de jeter la pierre à quiconque, la vie est dure et même dans la misère les hommes ont des enfants, en nombre d'ailleurs souvent inversement proportionnel aux ressources dont ils disposent. Seulement les enfants ont besoin d'un père, qui n'a pas toujours la présence qu'ils attendent de lui. Cette nouvelle voudrait illustrer le problème, avant qu'il devienne grave au point d'aboutir à ce genre d'issue effrayante dans son délire 


lundi 17 juin 2013

Macho



                     Une femme sur 10 serait victime de violences en France, une sur 50 seulement porterait plainte. Ces chiffres font peur. 675.000 femmes victimes de violences en 2008/2009, 156 femmes mortes de coups reçus en 2008… Sans doute faudrait-il, comme cela s'est produit concernant l'insécurité dans le métro de New York, viser la tolérance zero. Une femme frappée une fois, même sans subir de blessure importante, semble hélas devoir l'être encore, quel que soit le remords affiché par l'agresseur, et les attentions parfois redoublées visant à obtenir le pardon. La nervosité, la fatigue, la passion, la jalousie ne peuvent en aucun cas être une excuse. Il manque un commandement au décalogue. 
                       La situation est sans doute pire dans nombre de pays, où les femmes pourtant meurtries et victimes continuent d'être indulgentes avec leurs enfants mâles, s'attendrissant devant de petites brutalités qui les rendent imprudemment fières de manifestations vécues comme l'expression d'une virilité bien née… Ce paradoxe m'a toujours étonné: les femmes ont encore presque partout en charge l'éducation des petits enfants, et ne semblent pas pour autant réussir à inculquer à ceux ci le respect des femmes… C'est un peu ce sujet que j'aborde dans la nouvelle que je vous présente aujourd'hui.

vendredi 8 février 2013

Bis cannabis





                 Un article récent du Figaro revient sur les dangers du cannabis, en ajoutant à ceux déjà connus l'augmentation des risques d'accident vasculaire cérébral. Je dis à ceux déjà connus alors que je ne suis pas sûr qu'ils le soient effectivement, à voir combien banale est devenue la consommation de cette drogue chez les jeunes. Peut être Le Figaro souhaite-t-il influer quand le débat sur sa dépénalisation rôde toujours...

                L'effet pervers que j'ai constaté le plus souvent  au long de mon parcours de médecin et qui me semble le plus notable mais aussi le plus négligé parce que le plus sournois, est pour moi la démotivation progressive chez les fumeurs réguliers, qui ajoute sa touche brumeuse aux démotivations dont est responsable une société qui effraye plus qu'elle ne sollicite. Voir des jeunes ne sachant déjà pas quoi faire de leur vie préférer flotter dans une anesthésie progressive en attendant qu'un déclic tombe du ciel est plutôt attristant. Ils finissent par se foutre de tout, et c'est au moins aussi grave que les accidents cérébraux, ponctuels et avec donc bien peu d'effet repoussoir. Cette constatation n'aide en rien pour savoir s'il faut ou non quand on veut traiter, dépénaliser...

                Je n'ai eu à soigner que peu de jeunes "accros" aux drogues douces ou dures, je veux dire à les soigner précisément "pour" leur addiction. Car il est très difficile d'établir un contrat de soins avec des personnes dépendantes prétendant vouloir se libérer de cette dépendance. Trop de ruses, de faux fuyants, de récupération, en fait un jeu de dupes pour un généraliste ne s'étant pas investi "en spécialiste" pour cette mission. C'était souvent pendant les gardes qu'on se trouvait confronté brutalement au problème devenu urgence. La nouvelle intitulée "Lettre anonyme"que j'ai choisi de vous présenter aborde une situation me semblant localement un peu moins fréquente que disons il y a une quinzaine d'années,  peut être une illusion à voir ce bilan européen.

dimanche 21 octobre 2012

Cours moins vite Charlie




                Envie ce jour de vous présenter une nouvelle, ce que je n'avais pas fait depuis quelques mois… Bizarrement c'est la violente polémique récente née d'un dessin jugé blasphématoire sur Charlie Hebdo par certains musulmans qui m'a rappelé ce texte… Cette polémique donne à réfléchir une fois de plus sur la difficulté de communication entre "arabes" et "occidentaux"… Passée la première réaction de rejet face à ce qui ressemble furieusement au premier regard à une atteinte de talibans religieux à notre liberté  dans l'humour, on s'aperçoit qu'il s'agit surtout d'une différence fondamentale dans la place donnée à l'image dans les deux cultures … Cet article l'explique assez bien … La cohabitation, qu'elle soit souhaitée, admise ou déplorée entre ces deux cultures est un fait… 5 à 6 millions de personnes seraient d'origine arabe en France, et parmi elles 3,5 millions possèdent la nationalité française… Les deux attitudes extrêmes seraient l'assimilation totale d'un côté et le repli communautaire de l'autre… Entre les deux, on navigue comme on peut, l'écueil de l'assimilation parfois vécue comme une défaite étant la perte d'identité, celui du repli communautaire crispé sur une religion rigoriste étant "l'étrangéité", terreau des affrontements et du racisme… Lorsqu'un comportement se manifeste dans un espace privé, peu de risques de conflits… Dans l'espace public la chose est bien différente,  l'image elle se répand comme un éclair à travers le monde entier, et les réactions à cette image aussi…
               Pour en revenir à Kamel, ma petite nouvelle, elle n'a rien de très ambitieux, mais cherche à exprimer les malentendus qui parfois depuis l'enfance, biaisent et faussent les rapports entre Européens et Maghrébins… Ou quand le sentiment mal exprimé ou bien méprisé conduit au dépit, lequel peut nourrir jusqu'à la délinquance…

dimanche 8 avril 2012

Fais pas l'oeuf…


Pâques est évidemment une fête religieuse en particulier juive et chrétienne:

• Chez les Juifs, l'agneau pascal a commencé à morfler avant la traversée de la mer rouge et l'exode, son sang sur la porte des Hébreux leur évitait la mort des premiers nés réservée par Dieu aux Egyptiens…
  
• Chez les Chrétiens, Jésus s'identifiait à cette victime innocente offerte pour les péchés des hommes: résulat des courses, on grille et mange des agneaux pour Pâques, quand l'ex victime Jesus repasse de la mort à la vie…

L'oeuf est aussi un symbole traditionnel pour Juifs et Chrétiens 

• Chez les Juifs, lors de Séder  un oeuf dur représentait la destruction du temple de Jérusalem (?) , et à la fin des 2 premiers repas de la semaine de la pâque juive les enfants devaient trouver des oeufs…

• Chez les Catholiques, la consommation des oeufs étant interdite pendant les 40 jours du carême, il fallait ensuite consommer la réserve d'oeufs accumulée encore comestible, ou les cuire et les peindre pour décoration s'ils étaient trop vieux…

• Chez les Orthodoxes, l'oeuf symbolise naturellement la résurrection du Christ…

Dans certains pays cela devient compliqué (Allemagne, Suisse, Autriche) car ce sont des lièvres ou des lapins qui apportent les oeufs de Pâques…

Bref, vous l'avez compris, on peut accomoder l'oeuf de bien des façons, tant sur le plan culinaire que dans l'imaginaire…

Pour terminer ce billet:

-un quiz: Vous pouvez faire celui-ci , assez sympa, pour actualiser vos connaissances en matière d'oeuf

- une blagounette : quelle différence entre un oeuf et une voiture japonaise ?"
                                         aucune, le jaune est à l'intérieur…
---> oui, bon… je sors

- une courte nouvelle enfin, intitulée "En couleur"

Joyeuses Pâques !

dimanche 25 décembre 2011

Réveillon



                      A Noël on pense aux enfants. Quand ils sont malades, on pense à eux plus fort encore… L'an dernier je vous proposais une nouvelle sur le sujet (Les Pères Noël)… 

                    Les personnes agées n'apprécient pas toujours particulièrement cette fête dite "de famille"…Elles se retrouvent seules si ladite famille est loin, culpabilisées si elle est dispersée ou si elle montre une unité de façade… Elles peuvent se sentir épuisées à l'avance d'avoir à se taper le boulot quand elle sont valides, effrayées de devoir gâter une ribambelle de descendants, ou encore, le cas est fréquent, elles tiennent par dessus tout à leurs précieuses petites habitudes…
                  Le médecin constate souvent une angoisse particulière chez ses patients âgés, qui le convoquent plus volontiers à leur chevet, souvent pour des broutilles, en cette période de fêtes, laquelle peut même initier des dérapages, comme dans cette nouvelle…


samedi 29 octobre 2011

Argentina



              Je viens de lire cet ouvrage de Michel Bolasell, ancien journaliste de l'Indépendant, qui conte l'histoire passionnante de Buenos Aires et plus globalement de l'Argentine… J'y ai appris entre autres, en lien avec les billets précédents (quel sens de la transition !) que Che Guevara était un amoureux de rugby…

                                                                                             C'est bien le Che





La lecture de ce livre m'a donné à la fois envie de lire l'autre livre de Michel B. consacré au tango…


... et envie de vous proposer cette nouvelle, qui parle de l'Argentine, du tango, du rugby, mais aussi du "lait de panthère"…

dimanche 3 juillet 2011

Vacance(s)




                   Hier matin j'étais à la plage. Encore peu de touristes, la plupart étant sur les routes… La plage était belle et propre, avec une poubelle posée sagement tous les 50 mètres en gardienne de cette propreté… Eh! bien à quelques mètres un couple avec un bébé en quittant les lieux a laissé sur le sable une bouteille plastique, une couche sale et un mouchoir en papier… J'ai dû, m'en apercevant trop tard, me charger de les éliminer… Nos soucis écologiques élémentaires  ne semblent pas progresser à pas de géant… 

                  Une petite pensée en ce début Juillet pour ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir des vacances (45% des français cette année quand même…), pour ceux qu'on abandonne pendant les vacances, pour ceux qui ne savent pas prendre de vacances, pour ceux qui lâchent prise pendant les vacances. Ces derniers sont plus nombreux qu'on imagine, et il n'est pas si rare que le médecin soit amené à rendre visite à une personne âgée (le plus souvent mais pas toujours) qu'il va découvrir dans un taudis, survivant dans des conditions d'insalubrité totale…Au pire on obtient le syndrome de Diogène, dont une variante est proposée dans cette nouvelle…

dimanche 15 mai 2011

Sexe aux logis

         

       Entre un chef islamiste radical raide comme l'injustice chez qui on aurait trouvé des cassettes pornographiques (ici) et l'arrestation d'un probable candidat à la présidence de la république qui aurait cherché à obtenir par la force une faveur ancillaire (là), l'actualité récente prouve si besoin était que le théâtre de boulevard a toujours de beaux jours devant lui…

             Mais on va voir ce type de pièce de théâtre pour se détendre, ici c'est moins drôle…

             Si on peut comprendre, en soulignant la tartufferie, le passe temps d'un homme, même commandeur de croyants, qui, enfermé dans son réduit, n'avait après tout que 3 femmes (!), qui plus est sans doute en permanence dissimulées sous d'épaisses étoffes, et comme boulot de tristes projets souterrains d'attentats, on se doit d'espérer que dans l'autre affaire, concernant un homme libre, puissant et à l'évidence susceptible de séduire beaucoup plus que 3 belles, il s'agisse d'un coup monté monstrueux, ou alors…

             Ou alors,… rien, le sexe a depuis toujours le talent de détourner les hommes des voies qu'ils prétendent emprunter je vais donc me contenter d'essayer de vous faire rire avec un modeste exemple dans cette petite nouvelle, la seule d'ailleurs qui m'avait fait l'honneur d'avoir été aussi traduite en anglais…

vendredi 29 avril 2011

Dette limite

            Les inégalités se creusent dans notre pays, la dette de nombreux foyers suit la même pente ascendante que la fortune de quelques très riches… Vous pouvez consulter  ce billet sur le surendettement et celui ci sur l'aggravation des inégalités.


          
 Une occasion de vous faire lire cette courte nouvelle qui n'a donc pas dépassé, elle, la date limite… Et nos gouvernants sur ce dessin ne pensaient sans doute pas si bien dire…

samedi 26 mars 2011

Guerres


Après la Tunisie et l'Egypte,  la Lybie est en pole position, suivie par le Yemen, la Syrie, la Jordanie… Guerre civile, guerre tout court, l'activité favorite des hommes est en pleine recrudescence, la cruauté, les larmes et l'absurdité vont refleurir dans tout le Moyen Orient… Le moment, hélas, de ressortir en protestation dérisoire cette petite nouvelle brutalement redevenue d'actualité…

mercredi 16 février 2011

Frontières

       "Une frontière est une ligne imaginaire séparant deux territoires "(Wikipedia)
              Franchir physiquement une frontière ne pose plus guère de problèmes en Europe, mais  "outrepasser les limites" ou "dépasser les bornes" sont des expressions devenues presque synonymes  pour des actions tout aussi courantes… Entre l'affaire Florence Cassez où deux chefs d'état s'affrontent à coups de déclarations bravaches en négligeant évidemment les conséquences pour la personne emprisonnée, les déplacements de personnages officiels dans des avions privés, comme dans un passé proche sur des yachts gracieusement mis à disposition, les voyages de vacance permettant des contrats individuels juteux, les vrais-faux dopages de cycliste à la viande contaminée, les pêches d'Espagne étiquetées "de France" et l'utilisation quasi quotidienne de fonds publics à des fins personnelles, l'actualité est riche en exemples de confusion des genres…
            J'ai déjà dit ne pas vouloir faire de ce blog une quelconque tribune stigmatisant les dérives nombreuses, et ces  lignes me servent seulement à introduire une nouvelle autour de ce terme de "frontière à franchir", à moins que ce soit après tout de "limite à ne pas franchir"… 

dimanche 16 janvier 2011

Paris

            Je n'étais pas allé à Paris depuis au moins 3 ans. Le prétexte ici était l'expo Basquiat dont je vous ai parlé. Très beau choix de tableaux, qui permet de mieux comprendre l'engouement pour ce jeune artiste issu de l'art de la rue. Graffiti, certes, thèmes et symbolisme assez enfantins en général (noir, esclavage,  rois nègres, New York, boxe, jazz, homme condamné à mourir), mais aussi spontanéité éclatante, talent évident de peintre dans l'équilibre remarquable aussi bien des couleurs que des motifs représentés…
             Paris… J'adore marcher dans cette ville, et quand on arpente ses rues on rentre parfois aussi fatigué qu'après une randonnée en montagne… Par chance il faisait doux en plein mois de Janvier, peu de vent, presque pas de pluie, et l'épreuve habituelle qui consiste à grelotter dans la rue, plonger dans le four surpeuplé des rames de métro, en ressortir moite pour affronter les rafales glacées des couloirs interminables puis de nouveau la pluie transfixiante à l'"air libre", a épargné parisiens et touristes… Peut être est ce pour cette simple raison que j'ai trouvé cette fois la foule, en apparence plus cosmopolite d'année en année, un peu moins effrayante d'indifférence mécanique et de douleurs silencieuses… Un temps clément, la perspective peut être aussi de dénicher l'affaire du siècle dans les avalanches de soldes …Plus de sourires, plus de paroles, même si en général destinés aux téléphones portables collés sur tant d'oreilles comme autant de coquillages métalliques… Même s'ils ne vous parlent pas ou ne vous sourient pas, à vous, les gens vous prouvent au moins qu'ils savent encore le faire… Bénéfice inattendu de cette téléphonite généralisée…
         J'adore marcher dans Paris, donc, je me fiche éperdûment du shopping personnellement, mais l'esthétique de ses bâtiments splendides truffés de références historiques tous les 50 mètres reste exceptionnelle, et puis c'est en marchant le nez en l'air que j'ai parfois l'impression de "prendre le pouls" du pays… La France ne va pas très bien depuis quelques années, et j'avais peur de voir fleurir partout les campements de cartons des SDF que "la crise" avait dû multiplier… Je n'en ai pas vu énormément, en tout cas moins qu'à Manhattan New York, où chaque angle de rue ou presque est squatté par un malheureux dont tous les biens tiennent dans un chariot de supermarché… Je n'en tire aucune conclusion bien sûr, la police ayant probablement travaillé dur pour éloigner du grand centre le spectacle de la misère… Comme elle a dû oeuvrer pour supprimer la mendicité aux feux rouges, qu'on rencontre encore assez souvent en province… Quelques années auparavant, c'était simple, chaque feu de croisement réclamait sa pièce… L'euro n'était pas encore notre monnaie, et j'avais écrit à ce sujet cette nouvelle, déjà parue en revue (Le Matricule des Anges, une excellente revue par ailleurs)…

vendredi 24 décembre 2010

Les Pères Noël


         Noël est la fête des enfants, ce qui semble chaque année moins vrai, à voir les avalanches de cadeaux que s'échangent les adultes à cette occasion, dans une frénésie de consommation peut être attisée par la crise économique et son besoin de compensations festives… Quand des enfants sont très malades, Noël garde un potentiel de joie qui tient plus du rêve que des paquets cadeaux eux mêmes… En écrivant cette nouvelle (déjà publiée dans des revues littéraires), j'avais voulu, simplement, avoir une pensée pour eux…

dimanche 12 décembre 2010

Naufrages



                         L'ïle Tromelin est un îlot désertique de l'Océan Indien battu par les déferlantes, responsable du naufrage d'un bateau clandestinement négrier au XVIIIè siècle… La cargaison humaine  du navire y avait été abandonnée avec quelques tonnelets de nourriture et la promesse qu'on reviendrait les chercher, malgré l'aide fournie par les esclaves à la construction d'une nouvelle embarcation qui allait permettre aux rescapés blancs de s'évader du piège … Irène Frain décrit cette aventure tragique et montre comment cet évènement a contribué à faire admettre au monde l'idée que l'esclavage n'était plus tolérable… La lecture de ce livre que je vous conseille m'a donné prétexte par ailleurs à me repencher sur une de mes nouvelles, traitant elle plus modestement de certains naufrages de la vie courante…
                             A ceux qui lisent ces nouvelles, n'hésitez pas à commenter, à me proposer des pistes pour les améliorer…