Lac de Pradeilles (Pyrénées Orientales)

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Ce blog comme une promenade entre amis… On pourra donc lire ou écrire, admirer la nature, ramasser des cèpes ou des morilles , pêcher à la mouche, jouer au poker, parler médecine, littérature, actualité,ou même de tout et de rien comme le font des amis en fin d'une belle journée de randonnée...
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vendredi 29 septembre 2017

Le changement climatique, c’est au poker aussi…



         Dans mes activités ludiques favorites, maintenant que je n’ai plus de contraintes professionnelles, le changement de climat est palpable:















          • A la pêche, le comportement des poissons est de plus en plus erratique, et je trouve de plus en plus compliqué de trouver les spots favorables quand de longues périodes de vents forts, de direction changeante, perturbent et même annulent les séances,  quand la canicule d’été oblige à se lever de nuit pour tenter de profiter de quelques moments favorables au point du jour,  quand les poissons ne se trouvent pas aux endroits où ils se trouvaient traditionnellement selon les périodes de l’année. Quelques prises correctes consolent à peine des bredouilles fréquentes.















         •  La cueillette des champignons est une catastrophe: j’ai déjà expliqué avoir abandonné la passionnante recherche des truffes « sauvages » tant les périodes de sécheresse ont détruit le mycélium des truffières naturelles qui produisaient  avant, sans l’aide d’arrosages de la main de l’homme. Les cèpes et les girolles qui enchantaient nos mois de juillet et août en moyenne altitude sont aux abonnés absents. Restent les morilles au printemps, mais leur période de ramassage est bien courte, et le manque d’eau touche aussi de plus en plus cette saison.



 

           • Enfin le poker on line a lui aussi bien changé: il y a longtemps que je n’ai pas fait de billet sur le sujet, mais je m’amuse toujours un peu à ce jeu, même s’il m’est maintenant impossible de gagner plus que des clopinettes. Moi qui de temps en temps réjouissais les enfants avec une somme sympa, ou pouvais m’offrir un petit plaisir en suis réduit à me satisfaire de n’avoir pas encore ruiné ma cagnotte. Je me suis beaucoup interrogé sur cette évolution, en refusant l’explication de « trucage » qui révolte les forums de poker. 

- Les joueurs ont certainement beaucoup progressé, dans une proportion sans doute bien plus importante que moi qui pourtant  semble avoir étoffé aussi mon jeu, et appris au fil du temps à mieux décoder les pièges comme les situations favorables.

- Quand on retire comme je l’ai fait les quelques gains dignes de ce nom qui parsemaient mon parcours il y a quelques années, on se retrouve avec une ou des bankrolls ne permettant que de jouer des micros buy in, ben les champs de joueurs sont énormes et la variance aussi… Et ce ne sont peut être pas les joueurs ayant le plus progressé qui sont les plus dangereux dans ces compétitions.

Car les tournois restent mon  terrain de jeu exclusif, c’est peu  dire que le cash game m’ennuye, rien que d’en parler je baille. 

Mais je commence à m’ennuyer aussi sérieusement en tournoi, avec l’impression de battre chaque fois le record de longueur des séries de mains injouables. Avec LA grosse main suivante aussi séduisante qu’un colis piégé… Je veux bien admettre que ce soit  une fausse impression générée par le manque de réussite, qui doit extirper ma paranoïa de sa cachette, défaut que je n’ai néanmoins jamais jugé boursouflé chez moi. Chaque besogneux est persuadé d’être le plus malchanceux de la terre. 

On me dira que mon volume de jeu anémique devrait me faire taire. C’est vrai qu’il est ridicule (1 ou 2 tournois micro 5j/7 en moyenne) mais il l’a toujours été, même quand ça allait bien mieux, et mon pourcentage d’ITM reste entre 20 et 30%. Seulement ITM (In The Money) veut dire maintenant gagner de quoi s’acheter un carambar et jamais plus. Alors que, je n’ai pas rêvé, gagner un tournoi à 1 euro peut toujours en rapporter plus de 200… 

C’est comme ça, le temps change aussi au poker. A la limite je préfèrerais que ce soit « rigged » (truqué) ou qu’au moins on dise: pas de versement, pas de gain significatif, pas de bras, pas de chocolat, monsieur, vous êtes bridé, c’est un choix, nous ne sommes pas des philantropes…. Parce que se remettre en cause sans cesse sans trouver de réponse satisfaisante est désagréable…

Si votre panier de champignons était vide alors que le congélateur du voisin est plein, ou que vous relâchiez des bébés dorades quand le pêcheur en face en a pris trois d’un kilo, là vous sauriez que le climat n’y est pour rien, votre ego serait un peu froissé, mais vous sauriez que bosser le truc pourra vraiment changer des choses… Donc si vous au contraire gagnez plus qu’avant en micro sans "faire  du volume », je suis toute ouïe…



samedi 17 août 2013

(Récréa) Tif et Tondu

           

            Même s'il ne faut pas obligatoirement piloter un fauteuil roulant pour se rappeler la BD "Tif et Tondu"  parue en son temps dans Spirou, elle n'est pas néanmoins de première jeunesse. Elle contait les aventures de 2 détectives amateurs en conflit récurrent avec"la main blanche", un ennemi qui ne montrait jamais son visage, et renaissait de ses cendres à chaque nouvel épisode, même et surtout quand il semblait définitivement vaincu. 




                       Ce billet concerne le poker. Quel rapport me direz-vous ? Eh bien c'est mon blog, à moi,  ce matin il pleut, pas de plage et je fais comme je veux… D'abord, simple occasion d'un mauvais jeu de mots qui m'est venu spontanément à la vue de l'épithète récréatif souvent associé au joueur de poker amateur par opposition aux "pros" et "semi pros", vous savez ceux qui bourlinguent d'un casino à l'autre en rêvant des WSOP, ou multitablent sur Internet en cliquant sur leur souris à la vitesse d'un fusil mitrailleur. Car tondu est le second adjectif très facilement associé à récréatif: le sort peu enviable qui attend en général le joueur amateur est d'être tondu, soit par les pros, soit par les salles de jeux ( réelles ou virtuelles), soit par les deux.
           Et ceci car il a tendance à s'amuser, en se fichant comme d'une guigne des aspects techniques du jeu, en faisant confiance à la chance, en essayant de voir si son épée en plastique ne peut pas provoquer une énorme rigolade en triomphant d'un adversaire surarmé. Les salles de jeux l'ont bien compris avec leur pub habile et perverse du genre "l'important ce ne sont pas les cartes…" Hélas, ça peut marcher pendant quelques mains, mais pas longtemps…Aussi, s'il n'a pas envie d'être Tondu, notre récréaTif va tenter d'élever son niveau, en étant studieux et persévérant, il va finir par "se prendre au jeu". S'il a quelques résultats, l'appât du gain le guette, il va jouer plus souvent, plus de tables, des tournois ou des cash games plus chers. Et "la main blanche" des casinotiers va multiplier les primes et les incitations à faire du volume de jeu. Bien sûr, car cet adversaire invisible gonfle ses profits parallèlement au nombre de tables ouvertes.
             Mais le miroir aux alouettes brille de moins en moins, et à force de prendre les Tifs pour des Tondus en puissance, c'est l'heure du retour de bâton, la chute du poker en ligne . 

Et si vous voulez un tuyau, ce n'est pas fini…



           Ceux qui jouent au poker comme au loto s'aperçoivent qu'il faut être riche pour pouvoir perdre régulièrement, ceux qui lorgnent sur les pros en se lançant des défis progressent et grimpent jusqu'au niveau où pris de vertige ils tombent dans le vide ou font piteusement machine arrière, ou bien encore attrapent le blues du robot, quand pour des gains réguliers il faut remplacer l'aspect ludique par une routine épuisante. Dans un cas comme dans l'autre, c'est la fuite des chats échaudés. Et "la main blanche" peut s'en prendre à elle même.

                Mais elle n'est pas seule responsable. Car les récréatifs qui s'assument et restent à leur place sont rares. Les plus allergiques à l'aspect technique du jeu se font éreinter dans tous les forums en se faisant traiter de "fishs" à longueur de page. Et hormis ceux qui lâchent les euros à la pelle comme s'ils étaient des gravillons, ils finissent par en avoir assez de gaspiller des sous. La chance ne leur sourit pas, pensent-ils, on passe à autre chose. Ceux qui tentent de progresser dans la compréhension du jeu se croient obligés de faire des tournois ou des cash games plus chers, d'en faire plus souvent et plusieurs à la fois, jusqu'à parfois tenter d'en vivre. Sinon, ils ont l'impression de stagner, de perdre leur temps, d'être des gagne-petits. Quand on joue, on perd son temps ? Non, on joue, on se détend, même si rien n'empêche de tenter de découvrir toutes les subtilités du jeu qu'on a choisi.

              Après quelques assez beaux résultats pour moi sur des tournois à droit d'entrée faible, entre 2 et 10€, et nombre important de participants, les réactions les plus fréquentes dans mon entourage ont été:

- chouette, tu vas pouvoir faire des tournois à 30 ou 50€, maintenant !

- Tu vas jouer plus souvent, alors ? comment ? tu n'as pas joué depuis 10 jours ?

                La réponse est effectivement non dans les deux cas. Je suis et reste un récréaTif et à mon niveau de droits d'entrée j'ai peu de chance de devenir Tondu. Ca suffit à mon bonheur de gagner 2 ou 3 fois par an de quoi faire un petit voyage ou changer de portable. Pas beaucoup de loisirs peuvent offrir des cadeaux de ce genre. Que ça continue, ne changez rien. Je sais que sur 100 tournois quels que soient mes progrès et si je n'ai pas une de ces périodes noires qui dure parfois si longtemps je serai dans l'argent guère plus de 20 à 25 fois, gagnant 20 fois des clopinettes et vraiment  récompensé par la victoire ou la table finale 2 ou 3 fois. Mais on s'amuse, quoi, on ne cherche pas fortune. Perdre 15 fois de suite n'atteindra pas ma sérénité et je continuerai à essayer de jouer le jeu qui me semble le plus adapté sans être assailli par le doute en voyant ma cagnotte se lézarder à vitesse grand V.

                Et je préfère regarder pendant mon tournoi un film, ou une video concert de jazz (ex: Avishai Cohen, Richard Bona découvertes récentes), plutôt que jongler sur 6 tables en perdant mes billes au moindre coup de téléphone, si tant est que mon cerveau admette de se robotiser en sur-régime.

                Si le poker est un peu moins dans l'esprit du public un jeu de bandits, l'approche du poker reste à mon sens plutôt malsaine, tant de la part des gens qui en font commerce que de celle des joueurs. Les rooms de poker ont comme seul principe d'emballer la machine, à coups de promos, de satellites, d'offres de rake, de compétitions de volume avec les pros qui s'y collent par contrat, de faire rêver de compétion internationale le clampin juste sorti d'une cour d'école. Mais Tif une fois Tondu n'a plus de cheveux. Pour reprendre une autre image d'un autre billet, on pratique la surpêche. Rien d'étonnant donc à voir les bancs de poissons s'éclaircir.

               Ce qui est malsain de la part des joueurs, en dehors du problème rebattu de l'addiction, est qu'ils s'affolent pour la plupart à vouloir gagner plus en travaillant plus. Ca ne vous rappelle rien ? Ils se mettent dans le rouge pour les raisons énumérées plus haut, jusqu'à l'écoeurement et l'abandon. Ils décollent l'étiquette "jeu"et bouffent leur temps et leur énergie à remplir des tonneaux percés en "travaillant". Dans le même temps des observateurs par milliers regardent goguenards ce qui pour eux relève du piège à cons dont l'étape ultime est le Disneyland des flambeurs, le  Las Vegas des putains et des hôtels de stuck de luxe dans la fournaise. Combien d'entre eux pourraient avoir un loisir régulier avec le poker, s'ils ne ressentaient pas l'engrenage dans les rêves absurdes qu'on leur propose ? 
              Assumez d'être un joueur récréatif, si possible avec un cerveau pour réfléchir aux enthousiasmantes complexités cachées de ce jeu, mais restez un joueur qui s'amuse. Et un joueur qui s'amuse sait qu'en progressant il aura une fête, un anniversaire ou un Noël dans l'année, gagnés grâce à son jeu favori, mais pas un appartement à Paris dans le 16è ou une Lamborghini, éléments réservés aux vedettes rarissimes ayant réussi à en faire un métier lucratif. J'ai bien dit un métier, un joueur qui s'amuse ne tente pas d'être Supernova 10h par jour 90% de l'année.

- Il est où Jeff ?
- Il voulait se détendre en jouant un peu au poker, je crois…


               En tant que détective, je suis au moins aussi amateur que Tif et Tondu. Mais j'aimerais qu'une enquête dise combien de récréatifs potentiels sont attirés durablement et combien sont rebutés tout aussi durablement par les mirages de fortune et les incitations permanentes à la consommation. Pourquoi ne met-on pas l'accent sur les qualités intrinsèques d'un jeu passionnant "qui peut même en plus rapporter de temps en temps"? C'est un beau jeu le poker. Pourquoi ne pas tenter, par un discours adapté, de rendre joueurs récréatifs les millions de personnes qui aiment "taper le carton", genre joueurs de belote ou tarot, mais se méfient de l'image encore sulfureuse du poker à cause de cette approche poudre aux yeux ? Pourquoi la stratégie "jouer plus pour gagner plus" et pas la stratégie "plus on est de fous plus on rit, c'est convivial, intéressant et parfois quelques bonnes surprises sont à la clé" ? L'argent parasite-t-il à ce point ce jeu qu'il se transforme à très brève échéance en avide recherche d'espèces sonnantes ? 
               Si c'est le cas, exit la notion de jeu, bonjour les taxes et la fiscalité, bien d'autres activités sont alors plus régulièrement rémunératrices. Ne peut-on attirer  autrement qu'en  faisant miroiter la poule aux oeufs d'or et le clinquant de Vegas ? Même les idoles parmi les pros font les montagnes russes, passent de + 10M à - 10M d'une semaine à l'autre. Certains gros entrepreneurs font la même chose. Vous n'êtes pas là pour être des entrepreneurs au poker, vous êtes là pour vous a-m-u-s-e-r, si possible avec un brin d'intelligence. Vous êtes comme des gamins sur un manège, de temps en temps vous chopperez un pompon, et on comprend que vous travailliez l'équilibre, la vivacité et le coup d'oeil pour ne pas le rater s'il se présente. Mais il ne se présentera pas à vous si souvent, quoi que vous fassiez. N'ayez pas d'illusions à ce sujet.

            Pour une raison que j'ignore, certains petits signes d'alerte vous donnent d'ailleurs vite une idée de la tournure prise, par exemple, par votre tournoi:

- vos séries de poubelles n'excèdent pas la dizaine d'affilée, vous gagnez 2 coin flips sur les 3 joués, votre paire d'as ne s'est pas faite pulvérisée: bon signe
- 3 ou 4 belles mains qu'on vous force à coucher chaque fois dans des situations pièges: mauvais signe
- après trente mains injouables, votre belle paire explose en vol, ou votre bluff est éventé avec autorité: mauvais signe
- vous ne touchez pas de jeu, et parti à tapis 2 fois en étant dominé, pour essayer de vous en sortir, vous remportez le coup: bon signe, le vent va tourner
- vous allez enfin doubler avec un monstre quand il vous reste 20 blindes mais… vous partagez le pot, et cela se produit 2 fois de suite : mauvais signe
- vos relances sont respectées car vous avez un gros tapis, ayant tondu 2 récréatifs qui cherchaient maladroitement à vous bluffer, puis vous éliminez deux petits tapis pourtant largement favoris sur le coup: bon signe

          Bon, je rigole, n'empêche, l'ennui et l'énervement ne vous guettent pas, que le signe soit ou non favorable, car vous écoutez une bonne musique ou voyez une excellente video…Un peu comme d'être en vacances que le temps soit beau ou médiocre, c'est quand même des vacances. Vous êtes un joueur récréatif !

         Quand vous voulez gagner toujours plus, en étant obsédé par le fait de passer de NL10 à NL100, quand vous cherchez absolument à vous refaire, quand vous négligez la fatigue, quand vous avez l'insulte au bord des lèvres, quand vous perdez selon vous par la faute des autres, quand vous négligez vos proches ou votre boulot, attention, vous allez bientôt rejoindre la cohorte des déçus du poker et contribuer au déclin annoncé. Bientôt Tondu, vous n'êtes déjà plus récréaTif. "La main blanche"a trop pressé le citron, vous n'avez plus de jus…

         Pour ceux qui ne connaissent pas, voici une autre approche, avec du panache, plus aventurière en restant récréative: Worldpokertrip  la traversée de l'Amérique du Sud en s'autofinançant par le poker sur les étapes du parcours. Le voyage durera, c'est dit avec lucidité,  le temps que ce séduisant globe-trotter récréaTif saura éviter d'être Tondu. 

- Ben quoi, elle demandait juste la direction de Las Vegas…



lundi 5 mars 2012

Le poker sur la ligne



           Après 2 tables finales récentes sur des tournois à petit buy in sur un champ de 500 puis 1000 personnes, pour la première fois depuis quelques mois, l'envie m'est venue d'écrire quelques réflexions à ce propos…

           Le poker est un simple jeu de cartes. Faites bien attention à la place de l'adjectif "simple" dans la phrase… Car il est tout sauf un jeu de cartes simple…

          Mais ce n'est qu'un jeu de cartes, pratiqué autrefois dans les tripots, les saloons, autour d'un feu de camp, ou dans des arrière salles obscures ... Maintenant dans de rutilants casinos, dans d'immenses salles de réunions, et depuis quelques années on peut s'y adonner depuis le fauteuil de son salon, pour peu qu'on connaisse des rudiments d'informatique et qu'on dispose d'une ligne internet. C'est le poker en ligne…

          L'engouement actuel pour ce jeu prend d'étonnantes proportions… Depuis un petit pays comme la France, où les joueurs n'ont pour s'affronter qu'une arène limitée par la loi à leur territoire, vous avez par exemple à 15h45 ce dimanche, une journée quasi printanière,  69803 personnes connectées sur un seul parmi la vingtaine de logiciels disponibles, ce qui correspond à la population entière d'une ville comme Béziers…

          Le poker en ligne devrait en réalité se nommer le poker sur la ligne, car c'est un jeu pour funambules, le poker sur un fil… Vous n'avez pas comme quand vous êtes attablé des adversaires en chair et en os, dont vous allez épier les tics, les manies, les gestes, le maintien, les réactions émotionnelles, et, s'ils ne se retranchent pas derrière des verres fumés, le regard… Vous n'avez face à vous que des identités d'emprunt, les pseudos, à la rigueur leur réputation et leur grille de résultats… Vous disposez d'indices microscopiques pour repérer d'éventuelles routines chez vos adversaires… Un tel lorsqu'il suit instantanément sera sur un tirage , tel autre a tendance à vouloir piéger en masquant la force de sa main, tel autre encore mise gros quand il bluffe ou utilise tout son temps de réflexion quand il possède un jeu forcément gagnant… Vous avancez donc à tâtons encore plus que lorsque vous êtes entouré de "visages de poker"(poker faces) se voulant impénétrables, mais susceptibles de se trahir par maints détails…

            Il est de ce fait indispensable au presqu'aveugle que vous êtes de posséder un bagage technique conséquent, et un sens aiguisé de l'équilibre… Le poker dans sa variante la plus populaire du Texas Holdem dont je ne rappellerai pas les règles élémentaires accessibles un peu partout, par exemple ICI , est un jeu qui réclame de l'agressivité… Mais cette agressivité se doit d'être contrôlée en permanence sous peine de vous entrainer dans la chute comme la moindre maladresse précipite l'équilibriste dans le vide... Et encore, le fildefériste est en état de risque maximum par le fait même d'être sur son fil, pas question pour lui d'agressivité, il doit reproduire à l'identique des gestes millimétrés sur tout son parcours sans s'écarter d'un iota s'il veut atteindre sa destination… 

            Le joueur de poker de tournoi ne peut pas se contenter de cette prudence de sioux qui le mènerait inexorablement à perdre sa provision de jetons sauf en cas de rushes de cartes  honteusement répétés… Bien sûr, dans nombre de situations il doit coucher sa main de départ (folder) sans état d'âme… Mais s'il veut faire fructifier son capital jetons, il se doit d'être à l'affût de toutes les opportunités qui se présentent… Et chacune de ces occasions le met dans le même temps en danger… 

          Tout le monde sait qu'une paire d'as AA est le plus fort jeu au départ du déroulement d'une main, quand tous les joueurs ont sur leur écran 2 cartes visibles… L'heureux propriétaire de ce diamant brut voudra qu'il lui rapporte: il va donc miser, et, emporté par son élan, va, plein de confiance, mettre un joli paquet de jetons d'un clic assuré, le voyant déjà doubler ou tripler avant de revenir à lui… 

          Hélas cette mâle confiance a pour seule conséquence d'effrayer tous les opposants qui s'inclinent sans demander leur reste, ayant compris qu'ils allaient devoir affronter quelque monstre… Le tas de jetons retourne piteusement à son propriétaire, à peine modifié par les 3 blinds qu'a rapportées cette démonstration de force excessive… 

          Donc, et même s'il lui faut attendre dit-on 220 mains en moyenne pour bénéficier du même bijou, la prochaine fois que AA va s'allumer sur son emplacement, notre héros échaudé va s'avancer masqué en cliquant innocemment sur une petite somme juste suffisante pour lui donner le droit de jouer le pot… Se pourléchant les babines à l'idée de la suite, il va tout content constater que 4 individus, pas moins, se sont jetés dans la gueule du loup, et ont suivi en sifflotant… Sur le flop 7K2, avec 2 coeurs, un des étourdis va miser, un autre suivre… N'ayant pas de coeur et ayant bien appris sa leçon, qui dit qu'il faut protéger une forte main si un tirage couleur ou quinte apparait au flop, notre héros va relancer, et se faire suivre une seule fois… L'inconscient d'en face va miser une nouvelle fois sur la turn, comme si ce 4 pouvait bien changer quelquechose… Le possesseur des As relance alors à tapis, l'agressivité qu'il avait bridée au départ du coup étant trop heureuse de se donner libre cours, l'unique adversaire va payer pour les 2 autres pleutres subitement occupés à d'autres tâches… Hélas celui ci non seulement suit, mais dévoile un brelan de 2, et engloutit Mr AA qui s'aperçoit un peu tard qu'il avait quelques jetons de moins que son bourreau, et se trouve donc éliminé…

                Où se trouve donc la vérité ? La troisième fois que va briller la pépite, il va choisir la voie moyenne, relancer, toujours se rappelle-t-il, mais pas trop, selon la situation car il a fini par comprendre, après quelques bordées d'injures incrédules, qu'il avait troqué un excès contre un autre, que s'il avait assimilé une leçon au flop, il n'avait pas pour autant assimilé l'ensemble du cours, et présentait des lacunes sérieuses dans la première partie… Il va enfin connaitre la situation idéale, n'avoir qu'un opposant au flop, et va gagner enfin, dans 80% des cas si les enchères atteignent leur maximum avant le flop, et perdre 1 fois sur 5, disent les mathématiques… Si le coup se déroule, il va gagner peu ou beaucoup selon la subtilité de ses mises, ou bien perdre soit du fait d'une nouvelle lacune dans le déroulement du coup, soit parce que l'adversaire a été chanceux,  parfois d'ailleurs en commettant lui même une erreur… gagnante !

                 Vous voyez bien, à cet exemple où pourtant vous est octroyée d'emblée la main la plus forte du Holdem, combien la chute à chaque instant guette le joueur de poker… Imaginez qu'un tournoi comprend des centaines de mains, que chacune d'elle nécessite 4 tours d'enchères, et que le fil est savonné sur chacune des étapes… Imaginez qu'il vous faut chaque fois évaluer:

- le stade où en est le déroulement du tournoi
- votre tapis
- le tapis de chacun des autres
- la hauteur des blinds
- votre position par rapport à ces blinds
- l'image que vous vous faites des autres, vous l'internaute malvoyant, juste d'après ce que vous avez vu de leur façon de jouer, et l'image qu'ils se font de vous
- le tout en ayant donc en moyenne 219/220 fois deux cartes de valeur variable mais en tout cas moins fortes que les 2 As, élément que le débutant regarde en priorité, qui pourtant en règle général est le moins déterminant, au point que le navire amiral du poker internet en France en a fait sa devise "l'important au poker ce ne sont pas les cartes, mais ce que vous en faites"…

                Cette obligation d'être agressif à ce jeu, sous peine d'être dépouillé par touches successives de son magot de départ, mais de moduler en permanence son agressivité à bon escient, est source d'une tension constante, d'une frustration quasi continuelle, car rien ne se passe, la plupart du temps, comme vous l'avez prévu… 

            Plus souvent à vos yeux que ne concèdent les statistiques votre bombe préflop n'est plus qu'un pétard mouillé par la rivière, parfois en consolation votre poubelle laisse échapper une peau de banane sur laquelle glisse l'imprudent qui a oublié de vous la faire ranger… Il faut tout autant savoir décocher son cran d'arrêt, remettre son colt à la ceinture en faisant semblant d'avoir été là par hasard, que se glisser comme un serpent dans une erreur de l'adversaire pour mordre jusqu'au sang le doigt qui croit éliminer d'une pichenette un ver de terre… 

                 Savoir résister à la frustration est une arme admirable, qui manque particulièrement à l'époque du "tout, tout de suite"… Elle n'a pas de valeur en elle même, elle fait plutôt appel à un certain masochisme de l'attente, un stoïcisme qui préfère différer, contenir ses élans… Mais elle est un argument essentiel du joueur de poker, qui se doit d'intégrer le principe de réalité cher aux psychologues bien plus souvent que le principe de plaisir… 
                       En  ce sens un joueur de poker, qui peut certes avoir une relation addictive à son jeu en étant soumis au principe de plaisir, doit bien plus souvent qu'il ne voudrait pour y être gagnant  subir la poigne impérative du principe de réalité… Frustration de l'absence de cartes pendant 2,3,4 tours de table, frustration de l'absence de bénéfice tiré de bonnes cartes, frustration de voir s'écrouler en 2 mains qui tournent mal le travail accompli pendant les cent précédentes, frustration ultime de l'énorme bad beat sur la première très grosse main qui a suivi un cortège de mains injouables…

                Je ne suis pas personnellement connu dans mon entourage pour un caractère impulsif, pour mon impatience pathologique ou mon orgueil…Eh bien tout à l'heure, après avoir rétabli pourtant dans un tournoi turbo une situation compromise par un bad beat à 20 places des rémunérations en triplant avec une paire de 6 déjà kamikaze, je vois le large chipleadeur de la table couvrant tous les autres 3 ou 4 fois mettre tous ses jetons avant le flop sans irréfutable logique apparente… Je n'avais aucune raison apparente non plus d'aller le titiller avec mon AT même suité …  C'est pourtant ce que je fis en suivant, croyant avoir décelé un abus de pouvoir… L'individu possédait AK, et m'envoya derechef réfléchir aux effets néfastes de la frustration isue de mon badbeat…
          

      Plus le temps passe et plus je suis admiratif devant les rares champions qui réussissent en tournoi des performances à répétition, en plus parfois en jouant plusieurs épreuves simultanément ! J'ai cessé d'être découragé après la première heure en voyant les leaders provisoires de la compétition posséder déjà 7 ou 8 fois le tapis moyen, même si cela reste parfois ubuesque, ayant compris que nombre d'entre eux plus tard se prendraient les pieds… dans leur tapis, mais avancer jusqu'au bout sur le fil d'un tournoi comme  sur le mât huilé de la fête du 15 août dans le port de Collioure me semble vraiment digne d'éloges lorsque c'est répété… 

        Quand cela vous arrive, joueurs récréatifs, faites comme moi, savourez cet instant comme la friandise qu'il est… Ne vous imaginez pas reproduire à volonté l'exercice, vous risqueriez une fois de plus, la frustration… Mais si certaines entreprises, à la recherche de profils (j'ai entendu dire par ex qu'un rugbyman avait souvent la cote, du fait des valeurs véhiculées par ce sport), si ces entreprises, donc, cherchent des profils positifs, peut être pourraient elles se tourner, au lieu de les fuir comme la peste par peur de l'image d'Epinal des flambeurs et de l'addiction, vers les gagnants réguliers du "poker sur la ligne"…








mercredi 2 février 2011

As de pêche



           Les sites de poker en ligne se livrent à une concurrence féroce pour attirer le plus de poissons possible dans leurs viviers… Depuis l'ARJEL les bassins ont été fortement réduits en taille, et certains grands carnassiers (les gros joueurs, pros et semi-pros) font la gueule, car il devient plus dur de dévorer des poissons de taille correcte…  D'autres plus philosophes se réjouissent d'avaler de la friture en nombre au lieu de poissons plus gros, car le risque est moindre de tomber sur une arête…
           Encore faut il que la friture (les petits joueurs récréatifs) soit effectivement en nombre… Et des sites leaders mondiaux comme Full Tilt n'ont pas en France des bassins très poissonneux…  Winamax.fr et Pokerstars.fr caracolent en tête, sans doute grâce à une publicité massive maintenant autorisée, mais pas seulement… Patrick Bruel se frotte les mains en évoquant la nurserie très performante que représente le site wampoker grâce à sa convivialité, et doit aussi beaucoup à son lot de "gentils" carnassiers sponsorisés (Abecassis, Lacay, Dhorasso, Bruel lui même…), plus aptes à créer un désir d'identification qu'à faire fuir les poissonnets… Pokerstars a suivi l'exemple avec entre autres Sebastien Chabal, et la création de "tournois de proximité": vous avez des potes, pas besoin de galérer pour fixer rendez vous chez l'un ou l'autre, créez une compétition à votre nom sur le site, tel jour, telle heure, tel droit d'entrée, et jouez avec qui vous voulez et seulement ceux que vous voulez… En outre sur toutes les tables, un clic vous suffit pour savoir si votre adversaire vient de St Beauzille le putois ou de Peta ouchnok la balayette… Ca n'a l'air de rien, mais ça participe de la convivialité… Et tant qu'à jouer entre français, autant évoluer dans ce registre…
             Le grand Full Tilt n'a pas compris cela: en bon américain, il ignore les particularismes locaux, et donc ignore l'esprit de clocher toujours vivace dans ce drôle de pays qu'est la France… Un clic sur l'avatar du joueur vous dit qu'il vient de France, et son voisin aussi, point… C'est bien suffisant pour les USA, non ?
              La plupart des poissonnets se sont fait aisément une raison de l'ARJEL et de l'obligation de jouer en .fr,  bah, l'espérance de gains ne les concerne pas tant que ça, ils misent 5 ou 10€ par ci par là et peuvent en gagner 500€ au lieu de 5000$ si tout se passe bien, ce qui est rare… Mais ils ont aussi 10 fois plus de chances de gagner 500 que 5000… Alors si en plus ils jouent "presqu'entre amis", ça peut suffire à leur bonheur… Comme semble l'indiquer cet extrait d'un article récent:

"Médiamétrie s'est également penché sur les motivations des joueurs. Et là, contrairement aux années précédentes, le "plaisir du jeu" devance l'espoir de gain. Ce n'est donc pas l'aspect financier, l'appât du gain, qui guiderait majoritairement les Français vers le jeu."
            
              On reproche souvent aux Français de préférer être champions de leur quartier, facilement, que champions du monde difficilement.… Mentalité moins fréquente sans doute depuis la "mondialisation", mais encore largement dominante chez les petits joueurs… Les sites de poker ont besoin d'une grande masse de "nourrain"… Même les baleines, surtout les baleines, ne négligent pas le plancton…Full Tilt.fr ou d'autres en l'oubliant s'exposent à quelques revers…


mercredi 7 juillet 2010

Cartes de pêche

           C'est l'été, mais dans l'eau profonde on se l'ARJEL…
           Pardonnez ce mauvais jeu de mot… C'est quoi l'ARJEL ?

         Ce nom de lessive appartient à l'"Autorité de Régulation des Jeux En Ligne", chargée comme son nom l'indique de "réguler" l'immense foire des paris, lotos, loteries, et de tous les jeux auxquels on peut s'adonner pour de l'argent sur Internet… Traduisez bien sûr que l'état français, sous couvert de vouloir moraliser le bastringue, ne pouvait pas supporter plus longtemps de voir s'échanger des sommes importantes sans prélever sa dîme… 
           On peut le comprendre, voir les gens payer des impôts en s'amusant,  le rêve …
         Le PMU et le Loto sont depuis longtemps de bons employés d'état, ce qui a changé la donne est la véritable explosion du poker en ligne depuis quelques années…
         S'il est assez facile de comprendre qu'un jeu de hasard comme le loto ne récompensera que 0,000001% de ceux qui font une grille, ce qui n'empêche pas des millions de français de tenter leur chance microscopique chaque semaine de l'année et plutôt 2 fois qu'une, il est plus tentant  de miser dans un jeu de semi-hasard, où les compétences personnelles réelles ou autoproclamées semblent pouvoir améliorer  les chances de gagner…
        Beaucoup d'oiseaux de mer et de gros poissons chasseurs ont saisi l'opportunité dès le début, suivant les sites-bateaux de pêche qui fleurissaient chaque jour dans tous les paradis fiscaux et multiplaient les appâts, offres de bonus et autres rake-back pour attirer oiseaux et poissons…
        Du côté des bateaux de pêche, les "casinos online", les dures lois de la compétition commerciale ont vite porté sur le devant de la scène les gros navires-usines au détriment des chalutiers et autres lamparos…
        Du côté des oiseaux de mer et des poissons, un tri s'est aussi dessiné assez vite, entre les pros et semi-pros d'un côté, les pélicans, aigles pêcheurs, ou plus modestes goëlands, et les récréatifs de l'autre, quelques poissons chasseurs, mais en grande majorité bancs de sprats et sardines espérant trouver le menu fretin des débutants dans le sillage des bateaux.
      Un site de poker est un pêcheur de krill, uniquement le krill, certes en quantités énormes…Le krill est la commission prélevée sur chaque main de cash game, sur chaque tournoi. Le navire usine du poker n'a pas de filet,  il fait pêcher les oiseaux et les poissons pour lui, il faut donc les laisser en vie, et même les  laisser grossir,  l'important est qu'ils régurgitent une partie du krill englouti par eux et par leurs proies.  Les pélicans pêchent en permanence, peuvent jouer 3,5,10,15, parfois 30 tables à la fois 8,10,15, et même 24h d'affilée.  Les autres sont les nourrisseurs, surtout les bancs de poissonnets,  leur grand nombre compense la modestie des bouchées proposées…
       Les navires usines prélèvaient une taxe de krill prortionnelle, avec la régularité du métronome, sur les oiseaux et les poissons… jusqu'à ce que survienne une embarcation hissant pavillon officiel, décrétant qu'ils sévissaient en eaux territoriales, qu'ils pouvaient rester à condition de mettre leurs gréements aux normes locales, et de donner une partie du krill récolté…
         Certains, disposant de gros moyens ont accepté d'affrêter un raffiot secondaire à laisser sur ces eaux territoriales, en se disant "soit, suffit de répercuter la taxe demandée, les oiseaux régurgiteront un peu plus et il y aura un peu moins de fretin pour les sardines"… D'autres ont simplement abandonné ce lieu de pêche, jugeant le reste de l'océan suffisamment riche…
        Mais les oiseaux pêcheurs locaux se sont révoltés, accompagnés de certains poissons de taille respectable ou moyenne, jugeant que les nouvelles conditions ne leur permettraient pas de se nourrir correctement, même en pêchant d'arrache pied, et que d'ailleurs les bancs de sprats et d'alevins s'annonçaient de plus en plus clairsemés… Les plus gros pélicans, dont l'autonomie de vol est conséquente, n'hésiteront pas prétendent-ils, à traverser l'océan s'il le faut, pour rejoindre en très haute mer les bateaux de pêche installés sur des zones de pêche non taxées.…Ils ne sont pas si nombreux…Tous les autres errent de façon désorganisée autour des bateaux "légaux", hésitant à choisir un sillage de navire plutôt qu'un autre… C'est un peu la panique sur tous les lieux de pêche…Tous les poissons de différentes tailles peuvent se contenter  d'avaler en ce moment les poignées de krill jetées en "broumé" par les bateaux sous forme de promotions, parties gratuites, "prize-pools gonflés", etc… et attendre que la situation se décante, que l'eau s'éclaircisse…
         Mais de grâce, et je m'adresse à l'immense foule des poissons juste à la maille, c'est le plein été, remontez vers la surface et préférez la pêche de loisir à la pêche industrielle, plus la peine d'essayer de vous gaver, on vous ferait tout rendre…

mercredi 9 juin 2010

Poker sur la lune

           Pendant que les footballeurs shootent dans des ballons en or, certains restent assis sur une chaise, la tête dans les étoiles, à mélanger les cartes et les diamants…
            En ce moment ont lieu les championnats du monde de poker (WSOP pour World Series Of Poker) à Las Vegas. C'est déjà un autre monde, où les tournois à 1000$ le ticket (régulièrement nommés "donkaments", tournois pour les ânes) sont l'entrée de gamme. Si la loi n'interdisait pas aux enfants de jouer, ils leur seraient réservés, et encore, sans doute à ceux qui viennent à peine de découvrir la station debout… 
            Quand on a 23 ans, comme Tom Dwan, fini le bac à sable, on mise quotidennement 500 000$ sur une paire de 4 ou un tirage quinte, et Las Vegas n'est qu'une fête foraine pour paysans pauvres … Je ne résiste pas au plaisir de vous rediriger sur cet excellent article d'un autre jeune homme, en train de devenir "l'écrivain du poker", le presque célèbre Benjo…

dimanche 30 mai 2010

Pourquoi jouer au poker ?

Un blogger suisse, a lancé cette question sur son blog, et m'a donné envie de participer au débat. Comme notre tramontane a décidé une fois de plus de nous gâcher un Dimanche, autant proposer ma vision de joueur récréatif…

samedi 10 avril 2010

La tueuse

Un film sur le poker, vu Vendredi 9 avril sur Arte. Le synopsis, d'après Manuel Bevand, connu comme joueur de poker professionnel sous le nom de ManuB:
      

Mathilde est trentenaire, sans emploi malgré son diplôme d’infirmière. Elle découvre le poker au moment où elle tombe enceinte. Son surnom, « La Tueuse », elle le doit à quelques premiers succès écrasants dans un cercle de jeu, qui lui rendent temporairement service sur le plan financier. Mais voilà… Mathilde devient accro, et sa vie  bascule. Un film sur l’exaltation du jeu, menant à l’addiction : on y découvre l'ambiguité du Texas Hold’em, machine à rêves, sécréteur d’adrénaline, drogue dure.
         Le film est encore visible sur le site d'Arte jusqu'au 16 ou 17 avril


          On n'échappe pas au ressort dramatique j'allais dire "obligatoire" quand on parle poker, à savoir l'addiction…