Lac de Pradeilles (Pyrénées Orientales)

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Ce blog comme une promenade entre amis… On pourra donc lire ou écrire, admirer la nature, ramasser des cèpes ou des morilles , pêcher à la mouche, jouer au poker, parler médecine, littérature, actualité,ou même de tout et de rien comme le font des amis en fin d'une belle journée de randonnée...
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jeudi 20 octobre 2016

Dodos (Les plaisirs simples 5)


       C’est d’une part bien sûr quand son âge se compte en jours l’activité principale de notre petit Solal (voir précédent billet). Laissons le dormir tout son saoul, en bougeant ses petites mains comme s’il répétait un discours….




         C’est aussi le diminutif affectueux qu’on employe sur les forums de pêche pour désigner les dorades royales, que certains nomment aussi dans leur enthousiasme les « belles au sourcil d’or ». 

        Des poissons qu’on recherche en particulier à cette époque de l’année car elles sont supposées essayer de regagner la haute mer à l’automne, quand l’eau plus profonde se refroidit moins vite que dans les étangs salés où elles ont passé l’été et pondu leur descendance. C’est à cette période que les professionnels tentent de remplir leurs filets et pour ce faire obtiennent des autorités un barrage temporaire des « graus » de ces étangs vers la mer. Les dodos trouvant l’issue condamnée errent en amont des barrages en des allers retours qui multiplient pour elles le risque d’être emmaillotées dans les nasses, ou de s’accrocher à l’hameçon des pêcheurs à la ligne qui envahissent alors les rives des étangs. Plus vous êtes proche du goulot de sortie, plus votre chance semble grande de tenter une proie. 

       Donc ces goulots de sortie sont presque aussi fréquentés que les Nouvelles Galeries en promotion de Noël. Des gendarmes viennent de temps en temps s’assurer que les zones interdites (les plus proches des barrages, tout en restant mal définies) soient respectées, tout comme la maille de 23 cms qu’exige la loi. L’ambiance est à la polémique:

 • entre pêcheurs et forces de l’ordre (z’avez rien d’autre  à faire qu’emmerder les gens pour 2 malheureux poissons ? C’est moins dangereux qu’aller dans les cités, hein ? …),

• entre pêcheurs loisir et pêcheurs pros (pfff y a des filets partout on  peut même pas pêcher… et pourquoi on voit sur vos étals des dodos qui font même pas 20cms ?), 

• ou entre pêcheurs à la ligne (et allez, il a encore croisé sa ligne et embrouillé la mienne, cet abruti sait pas lancer droit…  boudiou çui-là il occupe 200m à lui tout seul avec ses 6 cannes !)

     J’avais conté déjà la petite mésaventure que nous avions eue avec Raphaël quand je m’étais risqué à pêcher dans ces aquariums  car je voulais que sa patience limitée soit récompensée peut être plus facilement. Sans lui je n’ai aucune raison de pêcher au milieu de 50 autres en rang d’oignon, avec un oeil surveillant la maréchaussée. J’ai heureusement quelques autres « spots » bien moins fréquentés et finalement presque aussi productifs… quand les dodos veulent bien s’y trouver.

    Ce qui n’était pas le cas depuis quelques semaines et jusqu’à la semaine dernière, où pendant quelques jours cette pêche statique, parfois décourageante quand pendant des heures aucun frémissement autre que le vent ne fait bouger le scion des cannes, est redevenue intéressante, faisant renaitre l’excitation de la « touche » quand il faut attendre, un peu mais pas trop, ferrer, un  peu mais pas trop, et ramener avec une fermeté douce et progressive en priant pour  que le poisson ne se décroche pas avant d’avoir atteint la rive.

    Je n’ai pas encore ramené la GROSSE dont tout le monde rêve, celle dont le poids s’exprime en kilos, et je ne sais donc pas encore si la nouvelle épuisette dans laquelle j’ai investi « au cas où » me permettra de la mettre au sec sans casse, mais j’imagine la lutte, après avoir constaté la défense héroïque de plusieurs poissons entre une demie livre et une livre qui m’ont fait l’honneur de trouver mon  appât appétissant.

   Une dorade avec quelques cèpes poêlés, c’est délicieux, alors messieurs les champignons, décidez vous !



Allez pour le plaisir, ajout du 21/10 avec une de 500g et une de 630g. Faut absolument les cèpes !


vendredi 1 avril 2016

Détour en cuisine





        C’est après avoir écouté les entretiens avec Jim Harrison que je vous ai conseillés dans mon dernier billet que me vient l’idée de mettre mon grain de  sel en papotant dans la cuisine.

         Jim H était c’est bien  connu un gastronome, ou plutôt un gourmand capable d’excès de table que beaucoup de bonnes fourchettes n’oseraient envisager. Douze douzaines d’huitres englouties à Cancale, dix neuf plats honorés dans un banquet du XVIII è reconstitué chez son ami Gérard Oberlé, avec lequel il aimait sillonner la France des bonnes tables, ce n’est pas pour rien qu’il avait du diabète, de  l’hypertension et souffrait de crises de goutte spectaculaires. 

         Bien incapable de le suivre sur ce terrain (et sur bien d’autres hélas) je note toutefois qu’il a appris très jeune qu’il n’y avait grosso modo que 3 cuisines valables dans le monde, la française, l’italienne et l’asiatique. Bien sûr des exceptions notables rendent ce jugement un peu abrupt: qui ne se régalerait pas d’un couscous de graine parfaite avec épaule d’agneau confite de 12h ou d’une vraie paella marinera aux fruits de mer, deux  exemples  parmi d’autres… Mais globalement on n’est pas loin de la vérité. Même si les 3 ont bien quelques petits défauts pour les pinailleurs: la cuisine asiatique ferait trop de fritures, l’italienne utiliserait un peu trop volontiers les pâtes et  les fromages, la française serait parfois trop compliquée/sophistiquée.

         Cette dernière critique trouve un écho chez moi dans la mesure où ma chère compagne ne met les pieds dans  la  cuisine que si, ayant égaré ses clés (évènement terriblement fréquent), elle est obligée de fouiller la maison dans ses moindres recoins, y compris, donc, la  cuisine, pour les retrouver. Prélever un simple yaourt dans le frigo peut en effet parfaitement suffire dans son cas pour  étourdiment substituer au-dit yaourt un trousseau de clés si elle téléphone en même temps. 

         Je n’ai donc pas sur ce point la chance de Jim Harrison  qui attribuait la longévité de son  couple depuis son mariage à l’âge de 23 ans au fait d’adorer cuisiner en commun avec son épouse. Et trouver, seul, des idées de plats  fait toucher du doigt les difficultés de générations de femmes au foyer obligées de confectionner des repas chaque jour sans trop se répéter. Quand je regarde autour de moi, la génération de mes enfants côté féminin s’est à l’évidence libérée en masse de ce type de contrainte, mais la mienne, de génération, trouve encore quelques veinards dont la femme cuisine régulièrement, on est sans doute le précurseur qu’on mérite d’être …

          C’est certainement donc par manque d’imagination quotidienne  que je suis plutôt adepte des plats longtemps mitonnés qui sont même parfois meilleurs quand ils sont réchauffés, ce que je m’empresse donc de faire le lendemain, type ragoûts, daubes, gratins, etc… Ceux qu’on peut « oublier » sur un feu doux sans risque de catastrophe. Et par paresse bien sûr, comme faisaient déjà nos grands mères à la campagne, qui laissaient, finaudes, ronronner leurs faitouts au coin  de l’âtre, ces grandes marmites où se servaient les hommes après les travaux agricoles ou les journées de chasse, quelle que soit l’heure de retour à la ferme et quelle que soit la quantité nécessaire, suffisait de compléter par une bouteille de vin, une miche de pain, une  pomme ou du fromage.

         Manque d’idées, certes mais pas seulement: c’est aussi par nostalgie de ces fumets si particuliers qu’on regrette de ne plus trouver facilement d’auberge proposant au randonneur ce type de plats mijotés rustiques et tellement délicieux parce que faits avec les légumes du potager et la viande d’une étable nourrie à l’herbe ou d’une  basse cour gavée de grains.

         Dans les gites de montagne on vient faire le plein une fois par semaine chez le grossiste Métro local où les souris d’agneau sont précuites et sous blister. Réclamer de manger des truites ou une friture du torrent qui cascade sous la salle du restaurant, ou des cèpes de la forêt d’en face provoque un demi sourire poli et un léger haussement d’épaules. Vous vous trompez d’époque cher monsieur, et puis comme l’a dit le médecin de Big Jim à son patient, si vous vous rabattez sur l’entrecôte et les frites avec une bouteille de vin (notre plat du jour, euh, de tous les jours…), il faudra marcher au moins 2 heures demain pour compenser.

         C’est pourtant bien l’inverse qui fait sens, marcher 2 ou 4 heures pour le plaisir, cueillir des morilles ou des cèpes et obtenir au retour avec ces délices une succulente recette de grand mère servie dans  une  assiette épaisse, pas sur ces plats mornes et rectangulaires où zigzague autour de 3 tomates anémiques un filet tremblant de vinaigre balsamique en signature de fade modernité. Tant que ce n’est pas l’été, dont la chaleur nous cantonne, parfois pour le plaisir aussi soyons honnêtes, aux salades et aux fruits, éventuellement quelques grillades, laissons leur chance à nos fricots, guère sophistiqués et pourtant pas si répandus dans le monde, hormis à la rigueur toutes les variantes de notre pot au feu.

        Qu’on puisse dire, sans forfanterie, comme Jim H s’est entendu répondre, un jour qu’il demandait où on mangeait le mieux, dans le  Kansas: « eh bien, ici, chez soi »

jeudi 19 novembre 2015

Les plaisirs simples (4)





          Quelques jours avant la boucherie terroriste à Paris, nos forces de l'ordre étaient ici engagées dans des tâches autrement moins dangereuses, mais il faut croire tout aussi importantes, à savoir empêcher les pêcheurs à la ligne de concurrencer avec 2 ou 3 vers les filets des pêcheurs professionnels.

          Pour tenter d'initier mon petit Raphaël à la pêche, il me fallait trouver un endroit où les chances étaient un peu plus grandes de  toucher un poisson, sinon l'intérêt allait retomber dans les 10 minutes, j'avais donc choisi le  bassin  de sortie de l'étang du Barcares où les dorades qui tenteraient comme à leur habitude de rejoindre la mer en cette saison allaient buter contre le  barrage mis en place par lesdits professionnels et tourneraient en rond dans le bassin au lieu de simplement faire un passage lors de leur migration automnale. 

        Nous nous étions mis prudemment à 150m dudit barrage (lequel est une ineptie du point de vue écologique d'ailleurs) selon  ce que je pensais être la loi. En fait Mr et Mme Gendarme sont venus nous signifier (gentiment) que nous étions toujours en zone interdite d'après les plus récentes dispositions, même s'ils ne savaient pas exactement où l'interdiction cessait…. 
       Je comptais sur leur indulgence compte tenu de la présence d'un petit fils de 6 ans. Toutefois celui ci, déjà frimeur, répondit à Mr Gendarme que, oui, il allait souvent pêcher avec papi et que,  oui, on prenait souvent des poissons… Tsssss. J'en ai donc déduit lorsque Mme Gendarme a quand même relevé mes coordonnées à titre d'avertissement, qu'il serait bien capable si je déclinais une fausse identité de déclarer en riant et très fier de lui "Mais pourquoi tu donnes ce nom, c'est pas ton nom Papi !! "

        Je me suis donc piteusement résolu à décliner ma véritable identité, moi qui venais d'offrir à Raphaël sa première expérience de délinquant ! Nous avons rangé la ligne,  en laissant le  plomb  et l'hameçon accrochés dans une touffe d'algue pour  faire bonne mesure, et nous sommes repliés sur un endroit permis où évidemment la bredouille nous attendait…

          Les quelques poissons photographiés ci-dessus (et tous à la maille Mr Gendarme) n'ont pas été pris avec Raph,  hélas, mais un autre jour où j'étais seul, ailleurs, car cette petite aventure m'aura au moins fait explorer d'autres zones de l'étang, plus tranquilles et pas forcément moins poissonneuses… Plaisirs simples dites vous ? Pas sûr, même si le mot "sûr" semble  perdre son sens, il y a encore assez peu de  risques ici  de se faire canarder…et Raphaël s'il s'ennuye, peut même y faire du vélo ! 




-  Tu as eu peur, Raphaël,  en voyant les gendarmes ?

-   Ben non, on n'était pas en voiture, alors…

jeudi 1 mai 2014

Les plaisirs simples (suite)


                 Visiteurs de ce blog, vous savez maintenant combien j'aime parcourir la nature en quête de nos magnifiques champignons. Le printemps est une merveille, c'est le temps des fleurs et des morilles.

                 Je ne vais donc pas faire comme d'habitude et photographier nos cueillettes. Néanmoins vous me pardonnerez d'avoir fait prendre la pose à cette beauté, car ses dimensions respectables la classaient à mon avis dans le trio de tête des spécimens rencontrés.

            J'ai tenté d'évaluer ses avantages à l'échelle de mon couteau, mais je suis sans doute moins compétent en photo, car l'angle choisi ne permet pas de bien voir que la hauteur du champignon est comparable à la longueur du couteau. Sachez quand même que cette année sans être extrêmement nombreuses, les morilles étaient assez souvent de belle taille (les plus grosses n'étant pas les meilleures au goût, normal puisqu'elles ont déjà ravi et rassasié notre oeil)



vendredi 22 février 2013

Les plaisirs simples (3)

                 Faute de grives, on mange des merles dit le proverbe. Et faute de truffes, puisque ces années de sécheresse ont étouffé le mycelium des truffières sauvages, le cueilleur se rabat sur un petit être gracile parfois bien caché mais amusant à chercher, l'asperge sauvage, qui lui permet de préserver un mois et demi de promenades nature en hiver sur les trois consacrés "avant" à tuber melanosporum.

                 Dès le 15 Février selon le  temps et jusqu'à début Avril, nos garrigues offrent ces petites gourmandises, pour peu qu'y pousse l'asparagus acutifolius

Asparagus acutifolius

                 Elle est loin d'être toujours facile à voir:


              Il faut remonter la tige jusqu'à ce qu'elle casse à la moindre pression du doigt pour ne garder que la pousse tendre.
                 Elle ressemble parfois à une asperge du commerce en nettement plus fin (cas n° 1), ou quand elle a "monté"(souvent dans les endroits touffus où elle cherche la lumière) on pourrait presque la confondre avec des graminées. (cas n° 2)

Cas n°1
Cas n°2

                      Si votre oeil est suffisamment exercé, la cueillette suffira pour une surprenante omelette bien parfumée au goût très délicat.





                    Coupez les pousses au ciseau en tronçons de 2 cms, faites revenir 1mn à la poêle dans une cuiller à soupe d'huile d'olive bien chaude, cassez vos oeufs dessus, un peu de sel, poivre, et vous serez correctement vengé de n'avoir pu faire cette année votre brouillade aux truffes.

mardi 8 mai 2012

Les plaisirs simples (2)…

            … restent exorbitants

              Toujours de grandes difficultés cette année dans ma quête de morilles… Les brunes (ou coniques) poussent à plus haute altitude et un peu plus tard que les morilles rondes (communes, blondes, cendrées)… 
                   J'ai donc décidé de rendre visite à un de mes coins dans le massif du Canigou… Cette fois je n'ai pas rencontré de nouvelle propriété privée, mais… une barrière toute neuve sur la piste signifiant cette année accès interdit "sauf aux ayants-droit ", nouvelle entrave au peu de liberté qui nous reste… Découragé à l'idée de me coltiner une heure et demie de grimpette avant d'atteindre un emplacement peut être déjà dépouillé, je me suis contenté d'une petite zone "test" connue de moi, proche du parking imposé...   Je n'y ai trouvé qu'une morille comme un prétexte à élargir ma recherche plus avant, et cette insistance s'est vue modestement récompensée, j'ai pû quand même réussir une petite cueillette…



                       Du coup, encouragé par ce résultat, j'ai voulu pousser jusqu'au "vrai" coin, mais au bout d'une demie heure il s'est mis à pleuvoir, me forçant à rebrousser chemin car je n'avais pas cru devoir repasser chercher mon sac à dos dans la voiture…

                   Tout cela pour dire que si une petite amélioration s'est produite, rien de miraculeux toutefois… M'enfin nous avons aussi depuis 2 jours un autre Président, et c'est bien ce qu'ont l'air d'attendre tous les français, qui cette fois ont offert le 6 Mai du bout des doigts 2 ou 3% de bulletins en plus au nouveau candidat, une petite amélioration, sans beaucoup d'illusions pour la suite…

                          PS (sans jeu de mot!): entendu de nombreux oiseaux, et si le coucou, le pivert, le merle et l'épervier m'étaient familiers, j'ai regretté de ne pas savoir identifier plusieurs autres chants parfois fort mélodieux…

mercredi 2 mai 2012

Les plaisirs simples…

… deviennent exorbitants.


            Au mois d'Avril quoi de mieux que déguster des oursins au bord de la mer par une belle journée ensoleillée ?




                  Mais une belle journée, non travaillée, sans vent, n'est pas fréquente, et les oursins, comme toutes les ressources de la Méditerranée, se raréfient, il faut aller en Espagne avec un ami qui ne craint pas d'enfiler sa combinaison de plongée malgré la tramontane, pour pouvoir encore déguster sur la plage dans une anse abritée ces petites merveilles accompagnées d'un verre de vin blanc très frais…


             Les rivales des oursins pourraient être les délicieuses morilles, avec un peu de crème et un médaillon de veau "Rosée des Pyrénées" c'est un pur régal, dans la crème parfumée chantonne encore le torrent au bord duquel vous les avez cueillies, près du frêne, de l'aubépine ou du vieux pommier… 
     
                 Mais elles se font bien rares elles aussi pour qui ne dispose que des jours fériés pour sa quête:

- à cause du nombre sans cesse croissant de chercheurs
- à cause de la brièveté de leur poussée et de l'exiguité de leurs domaines




                Vous faites des kilomètres sur des routes tortueuses, et quand vous arrivez sur place vous tombez sur un jeune paysan qui habite sans doute à 5 minutes, lequel vous montre une vingtaine de "poupées grignotées" cueillies dans le vallon... Vous savez bien que le meilleur chercheur du coin en laissera toujours, vous gardez donc espoir… jusqu'à ce que vous réalisiez qu'au delà des 500 mètres carrés qu'il a passés au peigne fin  se dresse une clôture récente et un panneau tout neuf orné d'un beau sens interdit avec deux mots cruels "propriété privée"… Alors vous marchez, vous rôdez, vous vous retrouvez pour éviter la nouvelle propriété dans des endroits où jamais aucune morille digne de ce nom n'aurait l'idée de pousser… A force de détours et de contours, qu'impose une végétation parfois touffue…





…vous débusquez bien deux ou trois bijous, alors, en chemin vers votre véhicule, vous pensez, le jour de la fête du "vrai" travail et la veille du débat princeps opposant deux candidats à la Présidence de la République, que 4 morilles en 3 heures, ma foi, est un taux de rémunération horaire des efforts finalement assez représentatif dans la France d'aujourd'hui…