Lac de Pradeilles (Pyrénées Orientales)

Bienvenue

Ce blog comme une promenade entre amis… On pourra donc lire ou écrire, admirer la nature, ramasser des cèpes ou des morilles , pêcher à la mouche, jouer au poker, parler médecine, littérature, actualité,ou même de tout et de rien comme le font des amis en fin d'une belle journée de randonnée...

mercredi 11 octobre 2017

Ne soyez pas influenzés




           Virus grippal= virus influenza d'où le titre de ce billet. Après lecture de cet article qui a rappelé au toubib que je reste qu’effectivement les réticences à se faire vacciner étaient relativement fréquentes, et pour de mauvaises raisons, j'ai eu envie de proposer un petit complément.

           Objection 1: « je n’ai jamais eu la grippe, alors je ne vais pas me faire injecter volontairement un virus »

      En fait on n’injecte plus depuis des années un virus entier même inactivé (tué), qui dans les premiers temps pouvait de fait être mal toléré par certaines personnes en particulier des asthmatiques, mais des fragments de plusieurs mutations de ce virus toujours inactivé (qui évolue sans cesse). On ne garde que des protéines de pouvoir antigénique (capables de faire sécréter nos anticorps de défense) et en aucun cas on n’inocule un virus actif. Et les asthmatiques sont d’autant plus concernés par la vaccination qu’ils ont un système broncho-pulmonaire fragilisé. Enfin ne jamais avoir rencontré la grippe, c’est comme ne jamais avoir eu d’accident, c’est une chance mais ne préjuge pas du futur.

          Objection 2: « je me suis fait vacciner l’an dernier, pourtant j’ai attrapé la grippe »

- il arrive comme cela s’est produit je crois en hiver 2015-2016 que le virus mute encore après la mise au point du vaccin. Son efficacité est alors évidemment en partie affectée, éventualité qui reste rare.

- plus souvent la personne qui croit avoir attrapé la grippe a souffert en fait d’une virose ORL et respiratoire « cousine » qui donne un tableau grippal mais n’est pas la « vraie » grippe. Ces virus sont nombreux (adenovirus, rhinovirus, virus respiratoire syncitial…) et la majorité du temps bien moins dangereux que la vraie grippe. 

- Complique encore les choses le fait que ces virus sont souvent actifs en automne hiver, et sévissent en période de vaccinations, où certains se vaccinent en incubant par exemple un rhinovirus, ce qui entraine alors l’objection 3

          Objection 3: « je me suis fait vacciner, et ça m’a donné la grippe »

Et le patient ayant objecté 1 opine du chef en ajoutant « vous voyez ! »

          Non, n’oubliez pas que la grippe tue (près de 15000 morts en hiver 16/17, autant que la canicule de 2003). Ses attentats à elle sont discrets et peu médiatisés mais bien plus massifs que les attaques terroristes. Plus vous êtes âgé et/ou fragile, plus plus avez de risques de faire une grippe grave. Le vaccin n’est certes pas une assurance tous risques, il ne « marchera » jamais à 100%, mais il est maintenant parfaitement toléré et c’est une arme réelle dont vous auriez bien tort de vous priver (à exclure seuls les rarissimes allergiques à l’oeuf ou d’autres composants du vaccin). Il peut aussi en "bonus" en partie renforcer vos défenses immunitaires contre les rhumes et autres virus « cousins ».

       Pour aller plus loin dans la connaissance de la grippe, voir ici 

Mais non, c'est juste un rhube…

vendredi 29 septembre 2017

Le changement climatique, c’est au poker aussi…



         Dans mes activités ludiques favorites, maintenant que je n’ai plus de contraintes professionnelles, le changement de climat est palpable:















          • A la pêche, le comportement des poissons est de plus en plus erratique, et je trouve de plus en plus compliqué de trouver les spots favorables quand de longues périodes de vents forts, de direction changeante, perturbent et même annulent les séances,  quand la canicule d’été oblige à se lever de nuit pour tenter de profiter de quelques moments favorables au point du jour,  quand les poissons ne se trouvent pas aux endroits où ils se trouvaient traditionnellement selon les périodes de l’année. Quelques prises correctes consolent à peine des bredouilles fréquentes.















         •  La cueillette des champignons est une catastrophe: j’ai déjà expliqué avoir abandonné la passionnante recherche des truffes « sauvages » tant les périodes de sécheresse ont détruit le mycélium des truffières naturelles qui produisaient  avant, sans l’aide d’arrosages de la main de l’homme. Les cèpes et les girolles qui enchantaient nos mois de juillet et août en moyenne altitude sont aux abonnés absents. Restent les morilles au printemps, mais leur période de ramassage est bien courte, et le manque d’eau touche aussi de plus en plus cette saison.



 

           • Enfin le poker on line a lui aussi bien changé: il y a longtemps que je n’ai pas fait de billet sur le sujet, mais je m’amuse toujours un peu à ce jeu, même s’il m’est maintenant impossible de gagner plus que des clopinettes. Moi qui de temps en temps réjouissais les enfants avec une somme sympa, ou pouvais m’offrir un petit plaisir en suis réduit à me satisfaire de n’avoir pas encore ruiné ma cagnotte. Je me suis beaucoup interrogé sur cette évolution, en refusant l’explication de « trucage » qui révolte les forums de poker. 

- Les joueurs ont certainement beaucoup progressé, dans une proportion sans doute bien plus importante que moi qui pourtant  semble avoir étoffé aussi mon jeu, et appris au fil du temps à mieux décoder les pièges comme les situations favorables.

- Quand on retire comme je l’ai fait les quelques gains dignes de ce nom qui parsemaient mon parcours il y a quelques années, on se retrouve avec une ou des bankrolls ne permettant que de jouer des micros buy in, ben les champs de joueurs sont énormes et la variance aussi… Et ce ne sont peut être pas les joueurs ayant le plus progressé qui sont les plus dangereux dans ces compétitions.

Car les tournois restent mon  terrain de jeu exclusif, c’est peu  dire que le cash game m’ennuye, rien que d’en parler je baille. 

Mais je commence à m’ennuyer aussi sérieusement en tournoi, avec l’impression de battre chaque fois le record de longueur des séries de mains injouables. Avec LA grosse main suivante aussi séduisante qu’un colis piégé… Je veux bien admettre que ce soit  une fausse impression générée par le manque de réussite, qui doit extirper ma paranoïa de sa cachette, défaut que je n’ai néanmoins jamais jugé boursouflé chez moi. Chaque besogneux est persuadé d’être le plus malchanceux de la terre. 

On me dira que mon volume de jeu anémique devrait me faire taire. C’est vrai qu’il est ridicule (1 ou 2 tournois micro 5j/7 en moyenne) mais il l’a toujours été, même quand ça allait bien mieux, et mon pourcentage d’ITM reste entre 20 et 30%. Seulement ITM (In The Money) veut dire maintenant gagner de quoi s’acheter un carambar et jamais plus. Alors que, je n’ai pas rêvé, gagner un tournoi à 1 euro peut toujours en rapporter plus de 200… 

C’est comme ça, le temps change aussi au poker. A la limite je préfèrerais que ce soit « rigged » (truqué) ou qu’au moins on dise: pas de versement, pas de gain significatif, pas de bras, pas de chocolat, monsieur, vous êtes bridé, c’est un choix, nous ne sommes pas des philantropes…. Parce que se remettre en cause sans cesse sans trouver de réponse satisfaisante est désagréable…

Si votre panier de champignons était vide alors que le congélateur du voisin est plein, ou que vous relâchiez des bébés dorades quand le pêcheur en face en a pris trois d’un kilo, là vous sauriez que le climat n’y est pour rien, votre ego serait un peu froissé, mais vous sauriez que bosser le truc pourra vraiment changer des choses… Donc si vous au contraire gagnez plus qu’avant en micro sans "faire  du volume », je suis toute ouïe…



dimanche 10 septembre 2017

Visa 2017




          Cette année encore et pour  la 29e fois, Visa nous force à ouvrir les yeux sur un monde de fureurs et de misères. De moins en moins nombreux sont ceux qui critiquent ou détournent pudiquement leur regard de réalités qui semblent insupportables à vivre. Tous les reportages sont toujours de grande qualité, et si j’en relève quelques uns ce n’est pas pour les hiérarchiser mais pour souligner ce qu’ils apportent de plus que les « informations » accessibles pourtant quotidiennement.

        Ainsi le reportage de Laurent Van der Stockt sur la bataille de Mossoul  fait bien ressentir à quel point la guerre avec Daesh ne respecte plus aucun code et ligote les malheureux civils à l’exacte intersection des combats, là où se croisent les bombes, les tirs de snipers, les voitures suicides (700 comptabilisées !) et les exécutions arbitraires. Jamais la notion de « guerre totale » ne m’était apparue plus clairement. Dans la même veine, ce reportage impressionnant peut être complété par celui de Lorenzo Meloni sur la chute du califat  , et celui d’Alvaro Canovas sur la reconquête de Mossoul 

      Si (comme Trump ?) vous avez du mal à vous représenter le changement climatique et les menaces de la montée des eaux, Vlad Sokhin dans Warm waters  vous place le nez à quelques mètres d’un rivage que vous croyiez immobile de toute éternité mais maintenant menace l’étage de votre maison. Vous n’avez pas d’étage et vous n’avez qu’une cabane, n’avez pas d’autre endroit pour vivre ? heureusement vous allez construire une digue avec des matériaux de récupération…

      Je suis médecin, certes à distance de ma vie professionnelle, mais je lis encore des articles médicaux. Alors pourquoi ai-je dû attendre ce festival pour découvrir le CKDu, affection sans doute multifactorielle d’origine encore imprécise entrainant une gravissime insuffisance rénale, qui tue au Nicaragua, au Salvador, au Sri Lanka, en Inde, dans les 2 premiers pays  plus que le SIDA, le diabète et le cancer réunis, et bien sûr des populations pauvres, surtout des ouvriers agricoles. Ed kashi explique très bien cette nouvelle "épidémie"

     Pour souffler un peu, même si vous n’échapperez pas au spectacle de conditions de vie tout de même proches de la misère, atténuées un peu par une certaine liberté, allez voir le magnifique reportage de Ferhat Bouda sur les Berbères au Maroc.


     Comme je vous l’ai dit, il y a d’autres pépites dont je ne vais pas faire le catalogue, vous pouvez vous rendre sur le site du festival pour le feuilleter, et il vous reste une semaine pour venir voir ce remarquable cru de Visa.

    En "bonus" à ce billet, je vous joins un article qui traite de l'énorme impact parfois d'une simple photo, et raconte une troublante histoire, une photo dont je pense que vous vous souvenez comme moi, et pourtant date de 1968 (l'exécution d'un membre du vietcong en pleine rue) On notera que ce type de scène atroce doit être courante en Irak ou en Syrie actuellement, mais l'éthique des journalistes actuels a sans doute pitié de nous.

dimanche 3 septembre 2017

Disneyland




        Le blog se réveille doucement de la torpeur d’un été particulièrement chaud, pendant lequel seule la pêche des dorades dès 5h du matin m’a évité l’inactivité totale. Je n’ai même pas eu le courage de faire un petit compte rendu cette fois de notre traditionnelle visite annuelle au festival d’Avignon, que nous avons pourtant respectée !

          Et il y a longtemps que je ne vous avais pas présenté de nouvelle sur le blog. 

          Eh bien la conjonction…

- de cet article du Parisien relatant la mésaventure d’un  petit garçon s’étant vu refuser le droit de « passer une journée de princesse » dans le célèbre parc de jeux (et la violente réaction de sa mère devant cette « discrimination », il n’y a pas que les parents d’élèves qui rouspètent victorieusement avec pugnacité …) Voir ce lien 

- et des batailles actuelles sur plusieurs fronts de « la France insoumise » dont le parfum rappelle pas mal les combats du tout aussi célèbre « après 68 »


        …  La conjonction de ces 2 faits, donc, m’a fait penser  à ressortir ce texte, qui, sans même avoir besoin d’être rafraîchi, semble encore assez bien tenir la route. Bonne lecture! 

samedi 1 juillet 2017

Que Simone Veil(le)



        Cette grande dame admirable a longtemps été personnalité préférée des français, et le consensus des louanges est à juste raison total au moment de son décès. 

       Sa droiture, ses convictions, sa combativité ont permis à bien des femmes d’être dans la légalité lorsqu’elles étaient confrontées à, de leur point de vue, l’obligation d’avorter. Cette décision toujours cornélienne pour une future maman n’avait pas besoin de voir ajouter à sa lourde difficulté « de base » une « double peine », les condamnations "morales" et religieuses, et les embûches géographiques et financières complexes. Le développement de la pilule et la loi légalisant l’Interruption Volontaire de Grossesse ont  sans doute été le plus grand pas en avant réalisé par les femmes des sociétés occidentales dans leur lutte d’émancipation au sein d’une société machiste.

      Le fait d’avoir été rescapée de l’horreur des camps nazis lui conférait de plus une aura qui, si elle ne désarmait pas ses adversaires, les forçait en tout cas au respect.

      Son image pourrait ainsi correspondre au but affiché par notre nouveau président, à savoir faire sauter les verrous paralysant notre pays entre « la droite » et « la gauche », puisqu’on pouvait la définir comme une femme politique de droite… et progressiste. Elle ne sera plus là pour inspirer ceux qui maintenant nous gouvernent, mais souhaitons avec force que son symbole gardera assez de lumière pour éviter les retours en arrière hélas toujours possibles. 

     Il est à noter par ailleurs que cette figure du féminisme capable d’imposer à une assemblée houleuse et hostile une loi aussi controversée à l’époque que celle sur l’IVG est par ailleurs restée opposée au mariage homosexuel et à l’homoparentalité, tabous qui ne semblent pourtant pas à l’heure actuelle  plus difficiles à déraciner que celui de l’avortement en 1975. Comme quoi même une largeur de vue panoramique peut avoir des limites un peu inattendues...

  Comme dit Gustave Parking à la fin de certains de ses sketchs: « je vous laisse réfléchir là dessus »


jeudi 15 juin 2017

Un péché de n’aller pas à la pêche en été



 J’adore ce passage écrit par John Gierach  dans son livre « Même les truites ont du vague à l’âme » aux éditions Gildemeister :

            « Lorsque j’étais enfant, les garçons qui préféraient pêcher plutôt que jouer au foot ou faire les fous en voiture étaient des abrutis. Aujourd’hui ce sont des demeurés-ce qui revient au même. Vous pouvez trouver ça un peu dur à vivre lorsque vous êtes gamin, mais il est possible que ça vous aide à grandir pour devenir un de ces rares adultes qui, dans la vie, savent faire la différence entre les choses qu’on peut contrôler et celles que l’on ne peut pas contrôler, qui sont capables de considérer l’erreur comme un phénomène naturel et qui savent tout simplement, et de manière générale, garder leur calme. Devenir une personne qui vous dira, si l’on insiste vraiment, que l’univers a peut-être un sens ou peut-être pas, mais que tout porte à croire qu’il a un sacré sens de l’humour. 
              C’est, je crois, une philosophie à la fois bienfaisante, rassurante et exacte, qui vous pousse, entre autres choses, à avoir envie de passer beaucoup de temps à la pêche, non pas-comme l’a souligné Robert Traver (plus connu sous le nom de John D. Voelker ) parce qu’il s’agit d’une activité importante, mais parce que toutes nos autres activités sont pareillement sans importance. »


           Je ne veux pas dire pour autant « allez à la pêche » plutôt qu’ »allez voter », bien que je ne sois pas certain que l’enthousiasme difficilement expliquable pour l’homme apparemment neuf qui emporte tout sur son passage soit payé en retour, il n’en reste pas moins que la pêche reste une activité noble. Et peu importe que la baisse d’énergie de mon âge me fasse maintenant préférer la pêche à la dorade en bord de mer à la traque des truites de lacs de montagne à > 2000 m d’altitude, la soupape tant chérie de mes années actives. 

         Pêcher reste un vrai plaisir, et une occasion de rencontrer des gens. 

         JL vient de Toulouse, passe l’été en bord de mer en camping car, et peut rester 4h en plein soleil et sans chapeau bien qu’il prenne des médicaments pour le coeur qui ne font pas bon ménage avec les UV.  Sa femme est en mauvaise santé, et à ce que j’ai vite compris son caractère s’en ressent fortement quand il la cotoye au camping.

         P., bien plus jeune, vapote continuellement entre deux touches ou deux changements d’appât. Il en faisait aussi son métier, en Belgique, jusqu’à ce que la loi interdise de vendre ces produits de substitution par internet. Il s’offre en ce moment une année sabbatique avant de reprendre une activité professionnelle dont il ignore encore la nature, et fait quasiment tous les jours 50 kms depuis les Corbières où il réside pour vivre sa passion du moment, que partage parfois sa compagne, brune, mince, tatouée et mère d’une fillette à l’évidence d’un autre lit.

         JP arrête sa session de pêche à 8h, il a commencé à 2h du matin car chez lui le soleil est encore plus dangereux que pour JL, puisqu’il est gravement malade, une confidence qu’un autre pêcheur m’a faite, et c’est sans doute pour ça qu’il s’intéresse un peu à mon statut de médecin, qu’un autre encore lui a dévoilé, mais sans pourtant s’étendre sur ce qui le mine. Il se révèle aussi parent par alliance avec ma belle fille.

         R était boulanger, se lever à 3 ou 4h du matin relève donc chez lui d’une routine banale, même s’il est maintenant retraité. 

         JP revient faire un tour en milieu de matinée, juste pour offrir 5 mn de liberté à son jeune épagneul, et pour voir « si elles se décident enfin ». A ce détail on voit qu’il resterait aussi chasseur, s’il pouvait bouger comme avant son opération. 

         R. passe aussi prendre des nouvelles en fin de matinée, avec sa compagne dont il a dit une fois que « bien que plus âgée que moi, elle en demande encore » .  

        D. garde son bonnet de laine même sous le soleil, il m’apprend que le Gargal aujourd’hui est responsable de nos bredouilles. Le Gargal est quelque part entre la Tramontane et le « Narbonnais », en plus humide. Très mauvais pour la dorade, soit, mais comme il fait beau…

         J vient pêcher parfois  avec sa femme, parfois avec Pepito, son moineau apprivoisé, qui le suit en sautillant sur le sable quand il va relever sa canne, volète un instant, puis finit par se percher  sur son épaule. Sa vieille camionnette n’en peut plus, et ses cannes ne sont guère plus jeunes que lui. Quand elle est présente, madame gère le panier picnic et les besoins (modestes) de Pepito.

        F par contre est un riche octogénaire, à voir son puissant Mercedes 4°4 rutilant, ses 3 cannes haut de gamme aux moulinets de prix dont les bobines sont impeccablement remplies de fils de 3 couleurs pour être sûr de noter qu’elles portent chacune un appât différent, bibi, crabe et mouron, par exemple. Sa technique de lancer est un peu surprenante, puisqu’il laisse reposer le plomb en arrière sur le sable avant de le propulser brusquement dans un quart de tour proche d’un début de mouvement de discobole. A ceux qui l’interrogent, étonnés de la performance finale (5 à 10 m plus loin que les autres), il déclare alors avoir longtemps fait des concours de lancer. Mais sans forfanterie, c’est juste un perfectionniste, un amoureux du travail bien fait, ancien chef d’entreprise dans la région parisienne, appliqué, sûr de lui mais pas m’as-tu-vu du tout.

        L’ambiance est donc étonnamment conviviale entre ces « habitués », celui qui réussit une prise est félicité sans jalousie, personne ne se bagarre pour obtenir une place, beaucoup s’inquiètent de l’arrivée des « touristes », et de la multiplication des filets des pêcheurs professionnels. La dorade est un poisson relativement démocrate, elle ne choisit pas forcément la belle canne, le beau lancer ou l’appât le plus cher. Elle se promène en bancs et quand elle n’est pas sur zone la bredouille est souvent équitable. 

         Sans doute faut il plus que pêcher ce beau poisson dans les mêmes eaux pour faire vraiment connaissance. Mais ce qui est rassurant, c’est qu’aucun d’entre nous ne lance des promesses de réussite, ni ne sollicitera Dimanche le vote des autres…








lundi 5 juin 2017

Finalement…

22-16, un peu court mais suffisant...


           Après je crois 11 échecs à ce stade en France ou en Europe, Clermont remporte enfin ce bouclier de Brennus qui se refusait systématiquement à une équipe pourtant flamboyante en cours de saisons… On est heureux pour eux, cent fois sur le métier…

           Je ne vais pas faire mon petit journaliste, la partie sera bien mieux disséquée par les spécialistes, disons simplement que le carton jaune de Fritz Lee, joueur si important dans le pack clermontois, a bien failli, comme cela avait été le cas pour les demi-finales, saborder le beau travail du début de la première mi-temps, et que Toulon a encore réussi à imposer sur quel mode aurait lieu l'affrontement, arrivant à exprimer toute sa puissance. Il s'agissait pour l'ASM de ne pas s'échapper, jamais, faute d'avoir réussi à imposer son propre jeu complet, hormis le premier quart d'heure, et bien sûr on a eu droit à la série maintenant habituelle des protocoles commotion. J'en parlais déjà dans le précédent billet, et JB Lafond est clair sur le sujet

           En voyant notre nouveau président serrer la paluche avec constance et gourmandise à tous les colosses des deux équipes, un par un, avant le match et à la remise des prix, je comprends mieux l'histoire de la poignée de main avec Donald Trump qui avait fait le buzz…

Le président à l'entrainement avant l'épreuve de la finale…