Lac de Pradeilles (Pyrénées Orientales)

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Ce blog comme une promenade entre amis… On pourra donc lire ou écrire, admirer la nature, ramasser des cèpes ou des morilles , pêcher à la mouche, jouer au poker, parler médecine, littérature, actualité,ou même de tout et de rien comme le font des amis en fin d'une belle journée de randonnée...

dimanche 26 février 2017

Essaie encore…



           L’ambiance est tellement frelatée dans cette perspective d’élection présidentielle que je dois un peu me forcer pour faire un simple billet sur ce blog à vocation récréative… On ne peut pas ouvrir un journal ou lire un article du web sans être submergé par les propos commentés des différents candidats du « top chef » électoral…

           Et pourquoi untel et unetelle ont triché pour des centaines de milliers d’euros mais restent droits dans leurs bottes (dont certaines font un bruit… de bottes) quant à leur prétention à devenir président(e) du pays et restent en tête des sondages, tête haute et regard clair. Pourquoi tel autre va s’associer avec celui dont il disait pis que pendre il y a peu de temps. Pourquoi ces deux là n’ont aucune chance de s’entendre alors qu’ils prétendent avoir plein de choses en commun (des choses, pas forcément des idées néanmoins)… Un régal pour les journalistes enfin libérés des déprimantes analyses à proposer sur les migrants (toujours plus nombreux), les terroristes (toujours à l’affût d’un carnage possible)  ou l’attitude du nouveau « m’as-tu-vu » américain (toujours  plus caricaturale)…

          J’essaye de faire comme mon petit Raphaël, plongé du matin au soir et hélas un peu trop dans les aventures de Schtroumpfs ou de la Guerre des Etoiles, c’est à dire me distraire, chic, y a le tournoi des 6 nations de rugby… Raphaël tu ne voudrais pas regarder les matchs avec moi ? Tu ferais plaisir à tes papys ! Non ? Tu préfères attendre que l’équipe de France gagne ? Je comprends, mais ça risque de prendre un moment… Et quand on voit la mine de Guy Noves dans le  bus à l’arrivée au stade de Dublin, on sait que lui aussi l’a compris.

           Ce tehnicien compétent doit savoir ce qui manque encore pour que l’EDF redevienne vraiment compétitive et pas seulement un groupe valeureux à qui on dise « good game » en fin de match. Mais quand il fait sa tête d’angoissé, c’est qu’il est perplexe sur la façon d’obtenir enfin les résultats qu’il escompte. Il reconnait que son équipe « stagne », et même si sa légimité n’est pas remise en cause, l’état de grâce dont il bénéficie ne durera pas éternellement. La stagnation est plus dûe à l’élévation générale du niveau (sauf l’Italie ?) qu’à une absence de progrès. Car les progrès existent, incontestables, mais on sent bien que la partition parfaite n’est pas encore intégrée. Quand la défense est intraitable, l’attaque est mal construite, quand l’attaque commence à scintiller, la discipline défensive est à revoir, ou les maladresses provoquent des couacs… Le mal du rugby français est profond, avec des couches superposées de tissus lésés. 

            Le mal du pays de France l’est tout autant, à bien plus grande échelle et s’il y a consensus temporaire dans le microcosme sportif, difficile d’en espérer autant à l’échelle du pays.  J’en viens à me demander si le « top chef » actuel tant décrié qui renonce à briguer un second mandat ne sera pas regretté un jour, comme Obama est déjà en passe de l'être outre Atlantique…


            Bien sûr vous pouvez rire, ou bien faire comme moi, il fait beau, le temps des plaisirs simples est là, celui des fluettes et délicieuses asperges sauvages, dont j’ai déjà parlé dans ce billet .

jeudi 12 janvier 2017

Au bas mot



          Certes la prestance, l’intellligence, l’humour, l’empathie, l’intégrité, en un mot la classe, ne sont peut être pas suffisants pour faire un bon président. Mais à l’évidence Barack Obama était pourvu de ces qualités, et ceci semble-t-il beaucoup plus que son successeur. 

        C’étaient en tout cas des points positifs et reconnus  de tous, non négligeables pour un des hommes les plus photographiés, interviewés, commentés, de la planète. Je ne suis pas qualifié pour analyser le bilan de ce président fort sympathique, mais beaucoup de « spécialistes » le déclarent mitigé.

        Dix éléments marquants sont relevés sur cette page

        Depuis mon petit pays qui ne peut plus voir en peinture le sien, de président, je relève:

- un combat magnifique pour l’Obamacare, l’équivalent de notre securité sociale, qui a diminué de moitié le nombre de gens menacés de se trouver à la rue pour un  accident de santé. Hélas j’ai bien peur que ce beau projet soit enterré par son successeur.

- un rétablissement financier réel des USA en forte crise en 2008 dans ce domaine pour sa 1ere élection

- le rétablissement de relations « normales » avec Cuba ostracisé durant tant d’années

         Pour d’autres points on sent bien que nombre de lobbies d’intérêt l’ont empêché de faire mieux:

- dans sa lutte contre la pauvreté.  Si le nombre de déshérités n’a pas diminué durant ses présidences, il n’a pas non plus augmenté. Mais je ne suis pas sûr que la communauté noire ait réellement profité de sa présence au pouvoir.

- dans sa gestion des guerres du moyen orient, un tel sac de noeuds que je ne commenterai pas

- surtout dans sa lutte pourtant constante contre le port d’armes dans son pays. Les Américains semblent aussi bornés avec les fusils que les Espagnols avec la corrida…

    Dans ces trois domaines, hélas, le mieux risque de se faire attendre une fois Obama parti…

    Car évidemmment il part, faute de pouvoir se représenter, et son influence n’a pas été suffisante pour guider au succès celle qu’il avait adoubée… La faute aussi à un système électoral inepte…


    Et ce départ après huit années sans scandale et sans magouilles laissera je pense progressivement de la nostalgie… et des regrets… Au bas mot

samedi 17 décembre 2016

Yes we Cam



       Un petit jeu de mot simple et efficace, à l’image de son auteur le navigateur Jean Le Cam qui participe à cette régate planétaire ahurissante qu’est le Vendée Globe cette année avec sa succession quasi ininterrompue de tempêtes dans les mers australes, avec des vents de 40/50 noeuds que ce vieux loup de mer qualifie sans insister de « soutenus ».

       Je ne sais pas si mon maladroit baptême de l’eau que je vous avais conté dans « Majorquine » (voir le libellé voile sur ce blog si certains n'ont pas encore eu l'occasion d'en rigoler…) y est pour quelquechose, mais je suis fasciné par ce tour du monde. Je ne rêve évidemment pas pour autant de faire un challenge parfaitement impossible pour l’individu lambda, et les sommes gigantesques qui sponsorisent ces entreprises ne me le rendent pas par ailleurs si sympathique, mais c’est bien une « épreuve » dans tous les sens du terme, qu’un skipper a d’ailleurs qualifiée d’ « inhumaine », et dans laquelle les participants se trouvent sans cesse incités à dépasser ce qu’ils croient être leurs limites. 

      Avoir moi-même vécu une douzaine d’heures sur un petit voilier l’inconfort épuisant d’une mer formée et d’un vent pour moi « soutenu » (pardon maître Le Cam), dont le geste simple sur terre d’exonération et ses dommages collatéraux (bleus partout et le glauque mal de mer), me fait halluciner à imaginer la même chose puissance dix en intensité et en durée. La gestion du sommeil en tranches inférieures à l’heure par ces marins reste pour moi un  mystère inaccessible tout comme la capacité à grimper au mât sur un bateau qui tangue et roule ou à manipuler des voiles pesantes et matosser du matériel dans des creux de six mètres…

      Reste l’appréciation des prévisions météo et le routage, accessibles eux aux milliers de participants de la Virtual Reggata, un art essentiel aussi à la réussite pour les concurrents de la vraie course qui ne sont pas dans leur canapé…



... mais cet aspect vient bien après les « fondamentaux », à savoir les qualités de résistance physique hors du commun que tous semblent posséder. Regardez les vacations, ils en bavent des ronds de casquette et sourient à la caméra en évoquant « leur chance d’être là ».



     On comprend que le dernier arrivé aux Sables d’Olonne soit fêté au même titre que le premier, l’exploit est bien de terminer ce tour du monde, actuellement plus de 10 000kms les séparent !! mais les deux se verront probablement déceler par le médecin de la course cette particularité cachée faisant d’eux des extra-terrestres…

    Une petite video à suivre (zappez la pub au début) avec quelques séquences allant crescendo, mises bout à bout par « le roi Jean » (surnom de Jean Le Cam), et qui lui font dire simplement « ça fait un peu peur, mais c’est beau ». Puisque vous le dites, Mr Jean !




Images tempête à bord de Finistère Mer Vent... par VendeeGlobeTV

dimanche 20 novembre 2016

Du mieux

France 23 Australie 25

         Sans aller jusqu’à dire comme Sylvain  Marconnet que « pendant 4 ans sous l’ère Saint André le spectateur s’est emmerdé » (mais en le  pensant), on  doit constater qu’avec Guy Noves le jeu de l’équipe de France est nettement plus festif. Même la première mi-temps de France Australie qui a tant déçu ce perfectionniste a montré plus de jeu qu’au moins 4 matches réunis de l’ère précédente. Noves aime l’attaque, veut ses 3/4 libérés, inspirés et audacieux comme avec son Toulouse au meilleur niveau. 

        L’adage « le rugby commence devant » reste évidemment valable: pour que la cavalerie puisse s’élancer, il faut que le ballon ait  été auparavant gagné. Sauf exceptions, toutes les équipes de haut niveau ont suffisamment de savoir faire pour ne pas être constamment dominées dans les mêlées et les touches. Et une mêlée surpuissante ou des sauteurs exceptionnnels suffisent rarement de nos jours à priver complètement l’adversaire de munitions. 

        C’est à mon sens quand le ballon se trouve au sol et qu’il se forme une mêlée spontanée (ruck) que les écarts maintenant se font, car la phase de jeu exige une grande vitesse d’exécution,  une solidité  à toute épreuve, une précision absolue, toutes choses nécessaires pour « gratter » la  balle sans se faire pénaliser. Cela conduit en parallèle les attaquants à tenter de plus en plus les « offloads », transmettre le ballon après avoir été  plaqué mais avant de se retrouver au sol. Ces  gestes bien  mieux maitrisés par les treizistes, popularisés au début par un Sonny Bill Williams, justement issu du rugby à treize, sont la marque de fabrique des All Blacks, qui enrhument maintes fois leurs  opposants avec des passes acrobatiques qui déclenchent des applaudissements dans les stades du monde entier.

        Les rucks et les passes  après contact sont les points délicats à travailler encore et encore car c’est là que s’exprimera le plus le « skill » (la compétence) des équipes de classe mondiale. Ainsi, et c’est très encourageant, 26 offloads réussis par les français contre 8 aux australiens…A condition toutefois de ne pas oublier les fondamentaux, ex le 4 contre 2 négligé par Spedding (par ailleurs impressionnant d’énergie), ou le drop raté de Lopez, presque face aux poteaux, dont la principale difficulté semblait d’être tenté à la dernière seconde du match.

       Dominer les éléments le plus pointus sans oublier les bases, c’est le prix de l’excellence. Me revient à ce sujet  l’épanchement pleural que j’avais décelé en 5è année  de médecine par mon travail basique de tâcheron, épanchement cette fois  « oublié » par le  chef  de  service, un cardiologue bardé de diplômes…

Edit du 27/11:


France 19-All Blacks 24
     Inutile de faire un nouveau billet le titre du précédent reste adapté, sur la copie corrigée on mettra des "bien" à peu près partout sauf  dans la finition.

      Et face aux maitres néo zelandais l'attitude de Brice Dulin l'est aussi (adaptée): sourire pour le jeu retrouvé de l'équipe de France, bravo à la maitrise de l'adversaire qui en trois éclairs, mais sans génie particulier, s'est contenté de montrer avec un brin de condescendance "qui est le patron". Dura lex. 

      Mais le tournoi des VI nations en progrès dans l'hémisphère Nord  cet hiver risque d'être intéressant…



jeudi 10 novembre 2016

No comment

Sais pas qui c'est

Mais ça c'est Geluck











lundi 31 octobre 2016

Halloween



           L’article très complet de Wikipedia indiqué par le lien ci-dessus vous dit à peu près tout sur cette tradition d’origine celte qui peine depuis son apparition il y a vingt ans chez nous à réellement percer en France, où la citrouille est  plus volontiers connue pour sa capacité à se transformer en carrosse pour les beaux yeux de Cendrillon. Vous y apprendrez les controverses suscitées par des motifs culturels, religieux, commerciaux ou même sécuritaires.

         Personnellement je n’y pense jamais, au grand désarroi des marmots qui le 31 octobre au soir n’oublient pas eux d’essayer de reconstituer leur stock de friandises espérant ensuite tenir jusqu’à Noël grâce à la cuillette du jour. Immanquablement c’est quelques secondes après m’être demandé qui peut bien sonner à la nuit tombée et avant même de découvrir les petits monstres déguisés piaffant d’impatience sur le palier que je réalise que j’ai encore oublié d’acheter des bonbons. 

         Parfois j’ai bien dans un placard quelques biscuits, carrés de chocolat ou pastilles aux fruits d’origine imprécise qui permettent alors de sauver la face, mais ce n’est pas fréquent, et les moineaux s’égaillent sans m’en vouloir outre mesure pour aller se poser sur le paillasson du voisin. Quand celui ci est généreux, ce qui est facile quand on est « branché » Halloween et pas trop étourdi, les petites pestes se donnent le mot, et leurs petits groupes reviennent sonner pour vider les réserves de « candies » du gentil voisin.

       Tiens justement ça sonne ! Et j’ai encore oublié ! «  Tant pis !» disent les premières petites sorcières grimées de rouge et noir, déjà prêtes à repartir…

       « Mais non intervient mon épouse depuis le 2è étage, il y a des paquets dans la cuisine, j’y avais pensé ! »

        Halloween, encore le jour de ma femme, n’empêche qu’elle est toujours à l’étage, et moi j’ai toutes les peines du monde à finir mon billet, j’en suis au 5e groupe de zombies masqués !…

jeudi 20 octobre 2016

Dodos (Les plaisirs simples 5)


       C’est d’une part bien sûr quand son âge se compte en jours l’activité principale de notre petit Solal (voir précédent billet). Laissons le dormir tout son saoul, en bougeant ses petites mains comme s’il répétait un discours….




         C’est aussi le diminutif affectueux qu’on employe sur les forums de pêche pour désigner les dorades royales, que certains nomment aussi dans leur enthousiasme les « belles au sourcil d’or ». 

        Des poissons qu’on recherche en particulier à cette époque de l’année car elles sont supposées essayer de regagner la haute mer à l’automne, quand l’eau plus profonde se refroidit moins vite que dans les étangs salés où elles ont passé l’été et pondu leur descendance. C’est à cette période que les professionnels tentent de remplir leurs filets et pour ce faire obtiennent des autorités un barrage temporaire des « graus » de ces étangs vers la mer. Les dodos trouvant l’issue condamnée errent en amont des barrages en des allers retours qui multiplient pour elles le risque d’être emmaillotées dans les nasses, ou de s’accrocher à l’hameçon des pêcheurs à la ligne qui envahissent alors les rives des étangs. Plus vous êtes proche du goulot de sortie, plus votre chance semble grande de tenter une proie. 

       Donc ces goulots de sortie sont presque aussi fréquentés que les Nouvelles Galeries en promotion de Noël. Des gendarmes viennent de temps en temps s’assurer que les zones interdites (les plus proches des barrages, tout en restant mal définies) soient respectées, tout comme la maille de 23 cms qu’exige la loi. L’ambiance est à la polémique:

 • entre pêcheurs et forces de l’ordre (z’avez rien d’autre  à faire qu’emmerder les gens pour 2 malheureux poissons ? C’est moins dangereux qu’aller dans les cités, hein ? …),

• entre pêcheurs loisir et pêcheurs pros (pfff y a des filets partout on  peut même pas pêcher… et pourquoi on voit sur vos étals des dodos qui font même pas 20cms ?), 

• ou entre pêcheurs à la ligne (et allez, il a encore croisé sa ligne et embrouillé la mienne, cet abruti sait pas lancer droit…  boudiou çui-là il occupe 200m à lui tout seul avec ses 6 cannes !)

     J’avais conté déjà la petite mésaventure que nous avions eue avec Raphaël quand je m’étais risqué à pêcher dans ces aquariums  car je voulais que sa patience limitée soit récompensée peut être plus facilement. Sans lui je n’ai aucune raison de pêcher au milieu de 50 autres en rang d’oignon, avec un oeil surveillant la maréchaussée. J’ai heureusement quelques autres « spots » bien moins fréquentés et finalement presque aussi productifs… quand les dodos veulent bien s’y trouver.

    Ce qui n’était pas le cas depuis quelques semaines et jusqu’à la semaine dernière, où pendant quelques jours cette pêche statique, parfois décourageante quand pendant des heures aucun frémissement autre que le vent ne fait bouger le scion des cannes, est redevenue intéressante, faisant renaitre l’excitation de la « touche » quand il faut attendre, un peu mais pas trop, ferrer, un  peu mais pas trop, et ramener avec une fermeté douce et progressive en priant pour  que le poisson ne se décroche pas avant d’avoir atteint la rive.

    Je n’ai pas encore ramené la GROSSE dont tout le monde rêve, celle dont le poids s’exprime en kilos, et je ne sais donc pas encore si la nouvelle épuisette dans laquelle j’ai investi « au cas où » me permettra de la mettre au sec sans casse, mais j’imagine la lutte, après avoir constaté la défense héroïque de plusieurs poissons entre une demie livre et une livre qui m’ont fait l’honneur de trouver mon  appât appétissant.

   Une dorade avec quelques cèpes poêlés, c’est délicieux, alors messieurs les champignons, décidez vous !



Allez pour le plaisir, ajout du 21/10 avec une de 500g et une de 630g. Faut absolument les cèpes !