Lac de Pradeilles (Pyrénées Orientales)

Bienvenue

Ce blog comme une promenade entre amis… On pourra donc lire ou écrire, admirer la nature, ramasser des cèpes ou des morilles , pêcher à la mouche, jouer au poker, parler médecine, littérature, actualité,ou même de tout et de rien comme le font des amis en fin d'une belle journée de randonnée...

samedi 26 mai 2018

Billet flemmard

       On a bougé pas mal en avril-mai, et donc j'ai laissé le blog en sommeil, mais voici un petit compte rendu succinct…

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       Virée de quelques jours à Porto avec des amis. Pas de dépaysement intense, mais bonne ambiance, entre nous bien sûr mais aussi dans un pays accueillant, très amical, aux prix doux, certes privé comme chez nous de soleil dans cette semaine d’avril. 

        La pluie parfois soutenue nous a quand même laissé  des éclaircies nous permettant de déambuler dans ses rues en pente pour admirer ses églises et bâtiments mais aussi les sols (quel travail !)





, et les quais du fleuve Douro depuis le ponte Luis 1er, 


aller voir l’étonnante gare Sao Bento, célèbre pour ses azulejos , 


ou faire la queue pour visiter… une librairie, la superbe livraria Lello et son escalier monumental, avant de nous restaurer pour moins de 10 euros par personne dans des cantines locales bien tenues aux serveurs sympathiques et rapides.

L'escalier monumental de la librairie


   Le train nous a conduit une cinquantaine de kms plus loin jusqu’au charmant petit port d’Aveiro qui aurait profité comme nous de plus de soleil. La maison de Fernando Pessoa y abrite maintenant quelques expositions d’art moderne, 


et la spécialité locale est une pâtisserie plus jolie à voir que délicieuse à goûter, les « oeufs mous » à base de jaunes, d’huile d’olive, de farine et de sucre. 

 Un petit voyage en détente, donc, à conseiller aux budgets modestes. Et si vous aimez la musique, n’oubliez pas de vous laisser emporter par l’émotion, la « saudade » du fado comme dans ce morceau déchirant de Ana Moura 

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          2

         Traditionnelle semaine en pays de Sault ensuite pour ma quête annuelle de morilles cette fois avec mon pote F. Beaucoup de chercheurs mais un résultat quand même correct. Je ne vous le fais pas long. 



        Deux demies journées gâchées à récupérer nos chiens subitement dopés à l’odeur toute nouvelle pour eux et tellement séduisante des chevreuils et biches nombreux dans la zone. Heureusement aucun garde ne les a récupérés avant nous !

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         3 

          Cérémonies particulières enfin, en un lieu inattendu puisque nous étions conviés à Tenerife pour le mariage de la fille d’une amie de longue date. Elle est française et juive, lui est espagnol et hindou, nous avons donc eu droit à deux mariages à quelques jours d’intervalle dans la pure tradition de ces deux religions millénaires. 

         Porter la kippa durant la première n’a pas attiré sur moi la foudre d’un Dieu ayant flairé l’imposteur,  et le panthéon des Dieux de l’Inde était trop étendu dans la seconde pour que l’un d’eux se penche sur mon cas. J’ai donc dans les deux situations profité du spectacle où l’émotion et la joie des personnes directement concernées étaient communicatives.

            Cette île des Canaries ne sera pourtant pas une prochaine destination de vacances, tant les côtes sont saturées d’hôtels de luxe géants bien peu respectueux de l’environnement. Même si cet environnement est essentiellement caillouteux et fort pauvre en végétation. Nous n’avons pas exploré l’île en détail, ce qui nous aurait sans doute permis de dénicher quelques merveilles, nous contentant de traverser le parc national du Téidé,  impressionnant chaos de roches volcaniques arides dominé par le pic le plus haut d’Espagne (3718m). 

Pour avoir une idée du Téidé


           Une promenade en mer jusqu’aux falaises de Los gigantes   m’a permis de voir des poissons volants aux ailes bleutées de libellules, des dauphins, et surtout les célèbres baleines pilotes de Tenerife, qui sont des globicéphales tropicaux  plus proches en fait des dauphins que des baleines.




         

          Sur ce, je retourne dans mon hamac 😎

dimanche 18 mars 2018

Assises




    J’ai voulu assister pour la première fois à un procès d’assises et celui du « tueur de la gare de Perpignan »,  une affaire de viols et de meurtres particulièrement barbares ayant terrorisé notre ville pendant des années m’en donnait l’occasion. J’étais donc présent pendant un après midi de débats au 2è jour quand défilaient pour témoigner quelques anciennes petites amies de l’assassin. Mais je n’ai été admis que dans la salle de retransmission video, il n’y avait plus de place dans la salle du procès.

        La nécessité, si je voulais pouvoir y accéder un autre jour pour vraiment ressentir l’ambiance d’une salle d’audience, de faire une queue de plus d’une heure, plus le « programme » du procès qui allait bientôt aborder les crimes les plus atroces de l’inculpé m’ont fait ensuite me contenter du compte rendu quotidien (assez détaillé) des audiences par l’Indépendant. Bien peu familier du monde judiciaire, je vais sans doute faire un certain nombre de remarques que vous jugerez candides, mais peu importe, elles expriment mon ressenti.

Sur l’enfance de l’accusé: certes une enfance très misérable, mal aimée, mais parfaitement semblable à celle d’une soeur de l’accusé qui souligne que tous les enfants malheureux ne deviennent pas des monstres.

Sur la corvée et la douleur que peut représenter un témoignage: par le fait même de devoir dire simplement 30 ou 40 ans plus tard que l’actuel tueur sanguinaire leur avait plu, était capable de douceur et de gentillesse, même si sa violence était ensuite apparue, d’abord de façon hélas assez banale comme dans tous ces couples où l’homme frappe sa compagne. Un frisson rétrospectif  paralysant parcourait ces femmes et montait crescendo quand certaines devaient dire ensuite qu’elles avaient vécu un temps avec lui, et même eu des enfants du diable… 
         Le témoignage ensuite du fils le + grand de l’accusé, qui n’a pas vu ce « père » entre l’âge de 4 ans et l’âge de 25 ans, à qui on demande s’il a quelquechose à lui dire et qui implore sans être entendu « suis-je obligé de rester jusqu’au bout ? »
         Quand d’autres ayant échappé de peu à une mort horrible se voient plus tard replongées dans le  cauchemar d’agressions subies et parfois déjà jugées, comme cette femme poignardée sous un porche, ouverte comme un lapin,  obligée de  revivre une scène qui la hante et la persécute depuis 20 ans, on se prend à trouver ces demandes de témoignages inhumaines… Voir d’ailleurs cet avis d'une psychiatre sur le sujet.

Sur les questions qu’on entend poser à l’accusé de la part de la défense comme des parties civiles: je sais bien que le but était d’essayer d’extraire un semblant d’humanité d’un être à ce point abject, mais lui demander s’il avait des regrets ou si voir un autre homme accusé à tort à sa place l’avait perturbé, lui demander de regarder les photos de ses dépeçages puisqu’ils étaient « son oeuvre » avait quelquechose d’irréel et de tellement dérisoire… 
       De la même façon entendre l’avocat général s’opposer à l’accusé sur une date de prélèvement d’ADN en lui disant « ne dites pas ça à la cour, c’est faux » comme on gronde un élève menteur aurait pu être un gag si le contexte n’était pas si dramatique…ou encore, si le compte rendu est fidèle, quand ce même avocat général dit « Pour 20 secondes de plaisir, vous avez foutu une vie en l’air. Regardez-la », en lui montrant une photo de la victime dans sa jeunesse souriante. Qu’imaginer ? que le tueur en série s’effondre en pleurs suite à une subite prise de conscience dévastatrice ou bien qu’il dise « pfff, 20 secondes, j’espérais quand même bien plus ! » ??

Sur les désaccords entre les experts: Au delà de l’horreur totale qu’on ressent à l’évocation des mutilations, de l’acharnement du bourreau, l’énorme différence d’appréciation entre les experts sur le mode opératoire, qui a longtemps égaré l’enquête,(précision extrême comme par un scalpel, tracés comparables à ceux qu’aurait réalisés un chirurgien, 1h 3h de « boulot » en milieu éclairé et position anatomique précise) et l’assassin (ça s’est fait comme ça, de nuit, sous la pluie, j’ai pas réfléchi, environ 10 minutes, avec un « simple » couteau) reste pour moi totalement incompréhensible, pourtant cette question « technique » ne semble  pas troubler plus que ça la cour. Quand on  voit la difficulté qu’on  a parfois à découper « proprement » un poulet cuit, comment admettre sans chercher plus loin une extraordinaire habileté manuelle, à ce moment terrible, chez un barbare prétendûment seul (?) que son métier de cariste ne devait guère avoir préparée ??

      Pour certains experts les mutilations relevaient d’une recherche sadique de « trophées » quand pour d’autres comme pour l’accusé ces horribles pratiques ne servaient qu’à « essayer d’effacer les traces ». Quelles conséquences pour la condamnation à venir ? On voit mal la différence d’attitude que les jurés pourraient avoir selon les motivations du criminel…

      Cet individu aura bien sûr la plus lourde peine qu’on puisse délivrer selon la loi, inutile d’attendre la fin du procès pour le dire. Reste pour le citoyen moyen ce malaise diffus devant ces tentatives vouées à l’échec (hélas nécessaires pour l’éthique d’un procès) de comprendre l’incompréhensible horreur, ce qui se passe dans la tête de ces grands criminels dont ce début d’année nous présente une terrifiante brochette, de Rançon à Fourniret en passant par Lelandais et Daval. 
        Ce dernier, criminel « banal » en regard des autres, dont le corps de la femme a été retrouvé à moitié brûlé, a admis le meurtre mais nie y avoir mis le feu. … Peut être devra-t-on chercher alors la regrettable erreur d’un cantonnier ayant voulu supprimer un tas de feuilles mortes… 

        En attendant on pourra consulter pour avis spécialisé les suppôts de Daesh de retour de Syrie, bien formés aux mutilations, décapitations et autres bûchers…

vendredi 16 février 2018

A la cape





          Cette expression marine signifiant qu’on laisse le bateau soumis aux caprices des éléments semble bien adaptée à la situation actuelle du XV de France, quoique ce navire là est peut être carrément en train de couler… 

       Ce serait malheureux mais un peu normal que Guy Noves considère ces nouvelles défaites comme un baume sur sa blessure d’amour propre, après s’être fait virer comme un secrétaire d’état naïf  par un politicien hypocrite. Mais son amour du rugby est sans doute aussi fort que son orgueil. Croche pattes mis à part, il avait bien conscience qu’il ne serait pas le sauveur de la patrie. 

      Saint André, Noves, Brunel, même combat…perdu. Chaque entraineur a eu ou a des raisons d’espérer, qui devant l’abnégation d’une équipe en défense, qui devant pour une fois des attaques de 3/4 un peu mieux menées, qui devant le geste improbable de l’adversaire privant l’edf d’une victoire annoncée…

     M’enfin le safran et le gouvernail présentent des lésions d’importance, et garder un cap devient une gageure. Impossible de trouver une charnière qui tienne la route. Serin porté aux nues devenant 3 ou 4e choix, Machenaud, Dupont, Parra. ..  A l’ouverture on passe de l’extrême jeunesse (Jalibert, Belleau, faut donner leur chance aux jeunes) à la pré-retraite (Beauxis, au congélo depuis 6 ans, il apportera son expérience). 
       Au centre on met un tank, on l’enlève, on se demande si on va le remettre, et avec qui l’associer (le prince Fofana étant au tapis depuis belle lurette). A l’arrière même jeu de chaises musicales. Le pack est un peu plus stable, un peu plus de profils interchangeables, m’enfin à part Guirado, personne n’est très sûr de jouer le match suivant… Au point qu’on se demande si dans la cascade de blessures et de forfaits ne se glisse pas parfois le ras le bol de joueurs traités comme des pions, appelés pour un match ou deux  puis jetés comme des kleenex.


       Le même ras le bol qui a peut être incité ces jeunes gens à envoyer tout par dessus bord et faire après cette nouvelle défaite une bringue d’enfer au whisky écossais… Ce qui, (#balance ton porc mis à part) a quelquechose de rassurant : si le french flair a disparu, la 3e mitemps reste une tradition française assez performante dans l’excès.

samedi 20 janvier 2018

Lectures d'hiver


    Quelques mots aujourd'hui sur trois livres que j'ai particulièrement aimés, qui se détachent du lot de mes lectures cet hiver:


• Vous connaissez peut être ? de Joann SFAR




         C’est l’histoire présentée comme vraie d’une manipulation dont a été victime l’auteur (surtout célèbre pour ses BD en particulier  Le chat du rabbin, aussi pour son film sur Gainsbourg) du fait de Lili, belle femme « rencontrée » sur facebook et qui va rester virtuelle presque jusqu’à la fin et montrer toute la force délirante que peut prendre l’imaginaire chez un solitaire fragilisé par des déceptions sentimentales récentes. Il a beau flairer une histoire à dormir debout au gré des identités intrigantes affichées par Lili, il se laisse emporter par les sautes d’ humeur et l’hystérie « amoureuse » de sa correspondante. Cette aventure virtuelle tumultueuse  dont il est le jouet mais qu’il alimente lui même avec complaisance lui permet étonnament nombre de réflexions non dénuées d’originalité sur… les juifs et les palestiniens. 

        En contrepoint (un peu comme la coccinelle des planches de Gotlib) les tribulations du même avec son seul compagnon réel du moment, son chien Marvin obsédé par un objectif unique: tuer des chats…

        Une écriture alerte à l’humour pimenté d’autodérision, un livre de touche-à-tout surdoué.


• Courir au clair de lune avec un chien volé  Nouvelles de Callan WINK




      Si le titre de la première nouvelle, repris pour le recueil, n’avait pas suffi à piquer ma curiosité, les louanges distribuées par Jim Harrison et Thomas McGuane m’obligeaient à ne pas le rater. Cerise sur le gâteau, Callan Wink est aussi guide de pêche…

      Et effectivement les textes sont très prenants, avec une écriture simple, vectrice fluide d’émotions vraies comme j’ai toujours aimé chez mes auteurs américains favoris (les critiques cités ci-dessus mais aussi des maitres comme Carver, McCarthy, Fante ou même Bukowski)

     On y retrouve la nature, les grands espaces chers à J H, dans lesquels errent des personnages « du peuple », souvent perdus, comme désorientés, aux aspirations simples qui se heurtent pourtant aux rudes obstacles de contraignantes réalités. 

• Le poids des secrets de Aki SHIMAZAKI




       Cette auteure canadienne d’origine japonaise raconte la même histoire dans 5 petits romans d’environ 130 pages, ou plutôt les vécus différents des éléments d’une même famille qui dans son histoire a connu les bombes atomiques, le grand séisme de 1923, les conflits avec la Chine et la Corée.


     C’est une merveille de délicatesse, de douceur, de poésie, de simplicité de style, tout en allant très loin dans l’expression des sentiments, des motivations, des conflits intérieurs de personnages. 

     C’est aussi  un aperçu assez net de la société japonaise et de ce mélange de contraintes traditionnelles, de respect, de politesse, de douceur, mais aussi de duplicité, et de crimes, qui surprend parfois les occidentaux sous un masque feutré. On apprend sur l’histoire du Japon, sur le poids de la famille, qui comme partout ailleurs cachent certains cadavres dans le placard, même quand celui-ci est parfumé par les camélias (Tsubaki) ou les myosotis (Wasurenagusa). 

dimanche 31 décembre 2017

Bonne année

      Beaucoup d'entre vous connaissent sans doute, mais je ne résiste pas au plaisir de  vous proposer cette video:

      Je n'arrive pas à vous la montrer directement sans vous obliger à cliquer sur le lien, mais je suis obligé d'en passer par là, peut être pour des raisons de droits (?)



Dinner for one (sous titrée en français): le souper d'anniversaire d'une vieille dame anglaise en compagnie de 4 de ses meilleurs amis… décédés, charge au majordome de les faire revivre de son mieux.








mercredi 27 décembre 2017

Noël du XV de France


- Limogeage de l'entraineur Guy Noves, c'est le cadeau de fin d'année ?

- Ah! je sais pas, demandez à côté plutôt…


- Pensez vous ! un simple hasard de calendrier… 
  Un bon article ici

mardi 5 décembre 2017

Fais gaffe, père Noël…



           Je ne sais pas vous, mais pour ma part je commence à être gavé par le marronnier des médias, chaque nouveau jour apportant sa dose de scandales sexuels, des affaires de pédophilie aux histoires de viol et de harcèlement. 

        Bien sûr voir des fauves démasqués, trop longtemps protégés par leur pouvoir ou leur statut social, est très important, encore faut-il ne pas tout mettre dans le même panier, sinon dire à une copine qu’elle est jolie nécessitera bientôt un avertissement préalable « ceci n’est pas du harcèlement », et le père Noël s’il est prudent devra refuser toute photo le montrant avec un enfant sur les genoux… 

        Un parfum « d’ordre moral » imprègne l’atmosphère de façon assez désagréable, reflet pâlot certes mais malgré tout peu engageant des jougs impitoyables faussement moralistes des pays totalitaires passés ou présents. La porte ouverte à la mythomanie  ou à des interprétations plus ou moins paranoïaques comme celle que j’ai tenté d’illustrer dans cette nouvelle.