Lac de Pradeilles (Pyrénées Orientales)

Bienvenue

Ce blog comme une promenade entre amis… On pourra donc lire ou écrire, admirer la nature, ramasser des cèpes ou des morilles , pêcher à la mouche, jouer au poker, parler médecine, littérature, actualité,ou même de tout et de rien comme le font des amis en fin d'une belle journée de randonnée...

jeudi 4 septembre 2014

Bonus

               Le temps exceptionnel de ces premiers jours de Septembre coïncidait avec la fin des navettes en bus, sans doute nécessaires pour l'écologie mais conférant l'été l'écusson "tourisme organisé" au site exceptionnel de La Bouillouse. J'en ai profité pour y emmener un ami parisien qui, si nous avons  fait une cueillette de cèpes un peu maigre, le timing n'étant pas parfait cette fois, a pu comprendre pourquoi je reste un amoureux inconditionnel de cet endroit, et de la petite auberge du Carlit, toujours aussi sympathique.

              Quelques photos en prime:

Le lac Vivé en arrivant par la forêt



Le lac Vivé bis



Le Noir d'en haut, imaginez le gobage d'une grosse truite à la lisière du tombant…


      Une jolie rencontre, dans les bosquets de  rhododendrons au dessus des lacs Sec et Coumasse. Il ne pouvait pas me sentir, le vent était dans le bon sens, mais j'ai cru qu'il m'avait vu, j'étais déjà étonné d'avoir eu le temps de sortir l'appareil et de faire cette photo…




          Mais il a pris son temps, on voit que c'est un jeune chevreuil mâle, en regardant bien on aperçoit les petites cornes, restées dans l'ombre la première fois… Hum, bon, d'accord, avec cette taille de photo, on ne voit pas mieux, vous reste à me faire confiance…



Le lac Noir d'en bas, sauvage et minéral


Depuis les pistes de ski, plus fatigantes pour le randonneur qui les gravit que pour le skieur qui les descend…


En revenant du lac de Pradeilles


           Un puis deux puis trois aigles magnifiques ont plané longtemps en altitude au dessus du lac de Pradeilles, sans jamais descendre assez bas pour qu'on puisse tenter une photo.




mercredi 27 août 2014

Merveilles

Je ne m'en lasse pas… Vous si ? Allez, accompagnez moi, les mots sont inutiles !

La Bouillouse et les pics Peric depuis le télésiège de La Calme


L'Aude en ruisseau de montagne ( vers Formiguères)

La brume à l'assaut des pinèdes (Rieutort)

En crête au dessus du col de Mantet


Et bien sûr la chasse aux trésors… Même parfois dans l'herbe haute, en "clap" s'il vous plait 
Vous avez trouvé ceux de l'image au dessus ?
Quantité moyenne, mais qualité absolument  irréprochable (pas un ver, y compris dans le gros)

mardi 29 juillet 2014

Avignon 2014





             Cette année le festival d'Avignon, grande fête du théâtre et pour nous de l'amitié puisque nous nous retrouvons comme chaque été avec quelques intimes, compagnons de  route depuis notre entrée à l'université, cette année donc le festival a donné lieu à des protestations des intermittents du spectacle, ces gens sans lesquels l'organisation d'une telle manifestation serait impossible et à qui on refuse encore un statut clairement défini dans un pays prétendûment gouverné à gauche... 

           Soit, le festival off, le seul qui nous intéressait cette année, n'a pas été perturbé, et nous avons déniché quelques perles. Pourquoi en parler alors qu'il vient de s'achever ? Eh bien Avignon off est souvent un banc d'essai pour des pièces qui en cas de succès seront reprises sur d'autres scènes tout au long de l'année, et seront donc peut être visibles en d'autres lieux. Si l'opportunité vous est offerte, vous pourriez comme nous vous régaler en particulier avec:


• Faire danser les alligators sur la flûte de Pan: un spectacle construit à partir de la correspondance de Céline écrivain autour de 300 lettres nourries de cette langue à nulle autre pareille. Un Céline en fin de vie admirablement incarné par un Denis Lavant longuement applaudi avec raison.

• Intégrale de la trilogie, Charles Gonzales devient… tour à tour Camille Claudel, Ste Thérèse d'Avila, Sarah Kane.  3h sans aucun ennui où un homme (Charles Gonzales) fait revivre la "folie" de ces 3 personnages féminins hors du commun, avec la paranoïa de l'une, l'hystérie de la seconde et la bipolarité parfois délirante de la troisième.

• Les chatouilles ou la danse de la colère: Un spectacle évoquant avec beaucoup de délicatesse le traumatisme d'actes pédophiles subi par une petite fille qui se destine à la danse. Andrea Bescond est une actrice aussi juste qu'elle est une danseuse impressionnante d'énergie. Admirable. Une salle debout multipliant les rappels.


• 30/40 Livingstone: L'histoire un peu délirante et bourrée d'humour d'un homme à la recherche de lui même qui finit par rencontrer un cerf champion de tennis. Là encore remarquable performance d'un acteur attachant, Sergi Lopez. 

             Assez peu de trouvailles question décors et mise en scène, l'exiguité de certaines salles qui ne sont théâtres que le temps du festival permet peu de fantaisies, le off se nourrit plus de textes de qualité et de prestations d'acteurs quand ils savent par leur talent nous inviter dans les mondes qu'ils proposent.

             Je ne vous liste pas la dizaine d'autres spectacles qui m'ont moins marqué tout en restant de très bonne facture (Fratricide, Les cavaliers par exemple), pour un cru 2014 où nous avons sans doute su mieux que les années précédentes repérer le bon grain. Une vraie déception, la prestation d'un Patrick Chesnais bien peu motivé, censé faire revivre un Dostoïevski obsédé par le jeu, ce pourtant bon acteur (au cinéma) se contentant de lire à voix haute ses feuillets en accrochant sur des mots.

A l'année prochaine !







dimanche 13 juillet 2014

Havaneres




               Ces chants marins appelés aussi joliment "chants des vagues" doivent leur nom à La Havane car ils datent de la première guerre d'indépendance cubaine vis à vis de l'empire espagnol (1895-1898).

            Ils ont été ensuite repris en langue espagnole et catalane, et forment volontiers le support musical à l'occasion de rencontres de voiles latines dont on est friand en Catalogne Sud plus que chez nous. A Calella de Palafrugell s'est tenue récemment une grande fête de ce type où les havaneres ont trouvé comme chaque année une place de choix. On y décèle aisément certains rythmes d'une musique cubaine rendue célèbre par  le Buena Vista Social Club et des musiciens comme Compay Segundo, Ibrahim Ferrer, Eliades Ochoa ou Omara Portuondo.

                La video (un peu longue à se lancer) est disponible au moment où j'écris ces lignes sur le site de la TV catalane, j'espère que sa durée de vie sur internet sera suffisante pour vous en faire profiter.

              Ceux qui s'intéressent aux voiles latines peuvent les revoir en majesté sur la plage de Collioure au début du siècle dernier et en entendre l'histoire touchante grâce au très beau petit film (52 mn) de François Bernadi intitulé "La dernière barque" et visible ci dessous.









mardi 10 juin 2014

Toulon (no rugby !)

            Mais non, je ne vais pas me lancer dans la querelle des pour et des contre le vainqueur du doublé Coupe d'Europe- Top 14 ! Chacun voit midi et sa porte et les Toulonnais voient le soleil briller sur la Méditerranée, tant mieux pour eux.  Non, Toulon est juste le titre d'une petite nouvelle (ça faisait longtemps, non ?) en partie mais bien sûr en partie seulement inspirée par mon exercice professionnel (toute ressemblance, etc…) 

           Imaginons que j'étais en consultation et que j'essayais comme d'habitude par des moyens détournés maladroits de soutirer quelques renseignements sur des stations de morilles cf le dessin ci-dessous:

Trop gros, passera pas…
Après donc m'être fait remettre à ma place comme je le méritais, le téléphone sonna…

samedi 31 mai 2014

Je papote, tu vapotes …




           Cette impression que la société française pinaille toujours plus comme une vieille mégère frileuse et obsessionnelle…
           Fumer tue, c'est maintenant écrit en gros sur les paquets contenant du tabac… Bon, plein de gens habitués pour plein de raisons à inhaler de la fumée de tabac ont décidé d'essayer de remplacer ladite fumée toxique par de la vapeur d'eau aromatisée… Dit comme ça, on pourrait croire que l'évolution est très positive… Hum, pas sûr, contenter tout le monde et son père, c'est bien connu, n'est pas simple… Les fumeurs se sont vus exclure de tous les endroits publics… La délicieuse cigarette après le café, au restaurant se fume maintenant dehors, par tous les temps, dans l'aéroport à l'intérieur d'un cagibi infâme à l'aspect de cercueil de verre, etc…

         Beaucoup de fumeurs se sont dit après tout, je finis par m'y habituer à ce substitut, et finalement c'est comme l'aspartam au lieu du sucre pour le diabétique, ça passe à peu près, du coup je préfère profiter d'un ersatz de tabac sans danger et en compagnie des autres plutôt qu'aller me geler avec les autres accros sur le trottoir en face et sous la pluie. 

        Tssss, pas si vite, Charlie… il est maintenant question d'interdire le vapotage dans les lieux publics !
       Bon, alors j'ai rien compris, c'est toxique aussi le vapotage ?

      Ben on croit pas, on sait pas, à court terme sans doute pas, mais dans 50 ans ? Et puis on pense surtout à ceux qui entourent le vapoteur et n'ont pas forcément envie qu'une vapeur d'eau nicotinée s'échappe de bouilloires voisines…

        M'enfin c'est pas la nicotine qui est cancérigène dans le tabac ? 

        Ouais, bon, c'est le responsable de l'addiction au tabac, hein !

       Je peux devenir addict à cause de la nicotine d'un vapoteur voisin ?

       Oui, enfin non, enfin on sait pas bien, et puis il n'y a pas que ça, il y a aussi du propylène glycol, de la glycérine végétale, des arômes…

       Le propylène glycol, bien sûr il a un nom chimique, ce qui est en soi effrayant pour le bio-écolo moyen, mais on s'en sert depuis 20 ans dans les médicaments inhalés pour l'asthme, la glycérine végétale, il y en a partout, depuis les dentifrices, les bonbons, jusque dans les diffuseurs de brume en boîtes de nuit. Et moi je sens rien, nada, quand on vapote à côté… Le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpétrière, est assez clair.

      Donc malgré ça, si j'ai compris, faudra quand même aller vapoter avec les fumeurs dehors ? Et qui prend ces décisions ?

       Ben les politiques, tiens, car pour eux c'est un casse tête, la cigarette électronique est un marché qui explose, concurrence, lobbies, et puis, toujours penser à ouvrir le parapluie, hein ! 


         Les buralistes veulent avoir le monopole de la vente des e-cigarettes (arguant de la nécessité d'"encadrer" la vente des e-cigarettes comme ils prétendent le faire pour le tabac), les cigarettiers se battent pour avoir le monopole sur la fabrication, le tabac c'est 16 milliards de dollars de bénéfices en 2011 pour les 4 plus grosses firmes mondiales, malgré les campagnes anti tabac, et elles ne rechignent pas à élargir leur champ d'activité. C'est plus facile pour elles que ce ne l'est pour les dealers de Medellin de fabriquer du Subutex ou pour Pernod-Ricard de distribuer des antabuses. 

        Bon, c'est fini de papoter ? Avec tout ça, tu vas t'y mettre enfin à vapoter ?

      Pour aller dehors quand même entre la poire et le fromage ? Bah, je vais le garder mon demi cigarillo, pour une fois j'ai un point commun avec les politiques, lesquels vont nous faire rire encore avec leurs paquets "neutres", je donne dans la demi-mesure…   


  




lundi 12 mai 2014

Comme en 14…



          Non pas que Toulousains et Auvergnats soient partis la fleur au fusil en pensant que ce serait une formalité, ces  barrages, mais les journalistes sportifs prompts à faire des parallèles entre sport et guerre vont constater que le monde du rugby est secoué en 2014 comme le monde tout court l'a été cent ans plus tôt.
             Pensez, 2 clubs aussi prestigieux que l'USAP et Biarritz basculés dans la classe inférieure, 2 épouvantails du rugby aussi impressionnants que Toulouse et Clermont renvoyés à leurs chères études, qui plus est alors qu'ils jouaient dans leur stade où nombre d'adversaires avaient l'habitude de brouter le gazon… Le rugby n'est pas la guerre, certes, mais cette saison a bien un parfum de révolution.

                Toulouse a bien tenté sporadiquement de mettre en place ses mouvements d'attaque qui restaient peu fluides, comme grippés par d'inhabituelles fautes de mains. 

La tête des mauvais jours, ça se voit, non ?


                    Le bulldozer clermontois s'est mis en route les 10 premières minutes pour un gain minimal de 3 points, s'est réenclenché dans les 10 dernières quand il était trop tard. Entre les deux la défense de fer d'un Castres hyperconcentré les a obligés à sortir de leur tactique de panzer, et la charnière ne savait plus à l'évidence quelle tactique adopter. Quand l'adversaire résiste il faut sortir des schémas habituellement victorieux, ce n'est pas simple, mais au moins lorsqu' on est à 15 contre 13 on ne balance pas des grands coups de pied qui rendent le ballon à l'adversaire. Même Sivivatu, hors de forme, envoyait le ballon au pied, vous ne rêvez pas…

Caramba, encore raté, mais je suis zen, moi


               Clermont est irrésistible en automne, en hiver, et semble se crisper à chaque printemps, peut être qu'un bon psy, comme on dit maintenant un "coach mental", serait un investissement judicieux. Toulouse n'est pas connu pour s'effriter ainsi les beaux jours venus, ils ont leur passage à vide souvent en hiver, et savaient remettre le turbo en sentant "l'odeur du sang". Lassitude du pouvoir sans doute…
            Le sang, petite parenthèse, c'est la vue de celui de Florian Fritz qui a ému le spectateur, comme en son temps celui d'un Jean Pierre Rives offrait des images spectaculaires. Mais c'est plus la confusion du joueur, manifestée chez lui selon ses gênes par une agressivité de défense, qui devait inquiéter. Je n'ai pas de statistiques quant aux causes principales de ko sur un terrain. Mais il me semble que, plus souvent qu'un choc tête contre tête, c'est la rencontre avec un genou qui semble la plus dangereuse.  Et ce serait plutôt simple pour les joueurs de porter des genouillères rembourrées, comme le font souvent les joueurs de football américain. Le fémur est le plus gros os du corps, et quand le genou est fléchi, l'impact est terrible.

Pour un peu, le soigneur en prenait une…


              Refermons la parenthèse, et préparons nous à voir nos demi-finales. Montpellier travaille sans faire de bruit, et semble un bon candidat, souvenons nous toutefois que Castres l'avait vaincu à l'extérieur. Castres c'est l'élève modèle, appliqué, sérieux, pas forcément très spectaculaire, qui possède quelques pépites comme Kockott, Dulin (quel relanceur !) et le petit nouveau, Lamerat, qui semble bourré de qualités. La confrontation avec Tales va probablement sur motiver Trinh Duc le laissé pour compte.
           Pour l'autre match, on voit mal comment la sélection mondiale qui se nomme Toulon pourrait s'incliner face au Racing, à moins d'avoir elle aussi, un jour "sans" toujours possible. Sélection mondiale, c'est bien ce qu'on reproche parfois à ce club, qui a peut être pris avant les autres, sans états d'âme et avec beaucoup d'argent, le vrai virage (hélas ?) du rugby professionnel.
           Vern Cotter, lui, toujours imperturbable, méritait un autre palmares avec Clermont, reste à espérer qu'il ne trouvera pas les derniers réglages avec l'Ecosse pour la coupe du monde…