Lac de Pradeilles (Pyrénées Orientales)

Bienvenue

Ce blog comme une promenade entre amis… On pourra donc lire ou écrire, admirer la nature, ramasser des cèpes ou des morilles , pêcher à la mouche, jouer au poker, parler médecine, littérature, actualité,ou même de tout et de rien comme le font des amis en fin d'une belle journée de randonnée...

lundi 27 mai 2013

Nantes



                  Voir le célèbre stade de foot de la Beaujoire submergé par les supporters de rugby de la moitié Sud de la France, c'est ce que nous avons fait avec deux potes, en profitant de l'occasion offerte d'assister en un seul voyage aux deux demi finales du Top 14. Nous avons constaté une fois de plus que si les chansons des supporters sont souvent plus proches en volume comme en délicatesse des paillardes étudiantes que de la musique celtique, on ne sent jamais d'agressivité malsaine, la convivialité reste prioritaire, on soutient les uns sans mépriser les autres. Les rugbymen ne confondent pas combat sur le terrain et bataille de rue dans la rue, les joueurs s'affrontent en se respectant, le supporter soutient sans chercher à mépriser ou détruire, et chacun est prêt à boire un verre avec l'adversaire, gagnant ou perdant. Cela s'est une fois de plus vérifié, et il est réconfortant de pouvoir le souligner.


1 Toulouse-Toulon  9/24

                 Comme en finale de H cup contre Clermont, Toulon s'est contenté d'un jeu très organisé, sans fioritures, presque "humble", basé sur une défense parfaite, et un Wilkinson qui bonifie toujours chaque ballon de la meilleure façon. Toulouse a joué comme toute sa saison un demi-ton en dessous de ses meilleures prestations, avec un léger manque de fluidité et d'imagination. Obligé de courir après le score, Toulouse s'est un peu emmêlé les pieds, et ces petits détails n'ont pas permis les accélérations fulgurantes qui à tout moment peuvent donner habituellement la victoire à cette grande équipe. Une confrontation équilibrée, où la rigueur extrême a prévalu.




Essai de Toulon dès la 2è minute… Parce que Toulon !



2 Clermont-Castres   9/25



                 Quelle déception de voir une équipe qui nous a régalés toute la saison d'un jeu digne des All Blacks s'effondrer comme si souvent au moment de récolter les fruits de ses efforts. Clermont était méconnaissable, comme anesthésié, vidé de ses forces, laissées sans doute dans les vagues d'assaut successives toujours brisées par les Toulonnais en H cup. Des avants humiliés en mêlée, se rendant en marchant rejoindre les alignements en touche, un Parra semblant dégoûté et boudeur, un Bonnaire d'habitude si concentré et intelligent comme perdu sur le terrain. Et en face un Castres appliqué, tenace, sans recette géniale mais prenant confiance progressivement… Vern Cotter l'entraineur qui a pourtant transformé cette équipe partira après la prochaine saison, peut-être faudra-t-il envisager un package "entraineur-psychanalyste", sinon, à l'inverse de l'adage du foot qui veut que ce jeu "se joue à 11 avec un ballon rond et à la fin c'est l'Allemagne qui gagne", on dira bientôt: le rugby "se joue à 15 avec un ballon ovale et à la fin, c'est Clermont qui perd"


Kockott buteur appliqué,  Parra démotivé sur ce match



                    Sinon, Nantes est une très belle ville, que j'aurais volontiers visitée un peu plus, même si j'ai un peu crapahuté : magnifique jardin des plantes, espaces verts, château des ducs de Bretagne, très jolies places, belles avenues claires et entretenues, centre ville jeune et animé, nombre de facilités pour les habitants, des lignes de trams très accessibles et bien conçues, des pistes cyclables partout, une touche écologique perceptible (lieux de réunion à thèmes, braderies solidaires), et perceptible jusque dans l'attitude des gens: voir une jeune femme essayer de sauver une abeille égarée sur un rail de tramway, c'est partout ? 



Bien sûr un jardin des plantes, au printemps, c'est superbe

                 Voilà ce que c'est que de partir avec un pote aux genoux en vrac et un autre redoutable traqueur de muscadet, handicaps croisés conduisant à des haltes à répétition dans un des nombreux restaurants ou brasseries de la ville, apothéose à  La Cigale au décor 1900, sans doute la plus connue.


Repas avec entre autres les parents de Max Médard et Louis Picamoles: sympa, non ?

Mise à jour après la finale du 1er Juin

                
 
Et la victoire de Castres, appliqué, très organisé en défense, ce que ... Laporte aura pû apprécier. Castres qui a joué comme Toulon contre Toulouse, ou … comme Castres contre Clermont. Un pack extrêmement solidaire dans tous les rucks, une charnière déterminante, magnifique essai de demi de mêlée roublard pour Kockott, et deux drops de Tales, très purs; deux drops d'un ouvreur français dans un même match, ce n'est pas si souvent
!

lundi 20 mai 2013

Prague



Vue sur la ville et le pont St Charles depuis les jardins du palais



                 Un peu plus de trois jours sur place permettent un aperçu de cette ville très belle et un peu étrange qu'est la capitale tchèque. Si vous avez comme nous quelques difficultés à mémoriser des noms aux sonorités peu familières, à repérer les stations de métro ou de trams assez mal visibles, vous pourrez toutefois parcourir plusieurs quartiers historiques à pied, les distances ne sont pas considérables. Comprendre cet enchevêtrement de styles architecturaux n'est pas simple non plus, roman, gothique, art nouveau ou art déco, baroque ou rococo, et au milieu quelques austères façades de réalisme soviétique…



La place de la vieille ville



L'horloge astronomique

Magnifique intérieur Art Déco de la maison municipale


                L'ensemble génère une atmosphère plutôt mystérieuse, sans doute accentuée par un temps de pluie et de brouillard comme l'ont bien compris les peintres pour touristes qui pullulent dans la vieille ville… Pour nous il a fait très beau, et le Golem  ou les sombres pensées de Kafka  se sont contentés de nous suivre discrètement à distance…
            Capitale du Royaume de Bohême, puis du Saint Empire romain germanique, la ville est en plein coeur de l'Europe centrale, dont l'Histoire est particulièrement complexe, depuis la dynastie des Habsbourg jusqu'à la séparation République Tchèque-Slovaquie en passant par l'occupation nazie et le joug communiste. Prague est maintenant un centre culturel européen, avec des festivals de cinéma, de théâtre, des rencontres d'écrivains et de nombreux concerts. Smetana, Dvorak, Mucha, Kafka, Vaclav Havel ou Milos Forman restent pour nous les artistes phares d'une culture riche et diversifiée que nous connaissons souvent plutôt mal.

Exposition des affiches de Mucha (2 concernaient notre entreprise locale Job)
réunies par le tennisman obsessionnel Ivan Lendl
Statue de Kafka

                  Des musiciens classiques en tenue de soirée jouant du Mozart sur un pont, ce spectacle de rue est ici plus courant que la capoeira ou le hip hop, les mendiants font la quête dans une attitude impressionnante de prosternation face contre terre, et le théâtre en lumière noire  est une spécificité pragoise, mêlant habilement avec fantaisie et dynamisme théâtre, danse, bande dessinée, comedia del arte et marionnettes, qu'il faut avoir vue au moins une fois. Pour nous, c'est fait…








dimanche 12 mai 2013

Encore plus haut



                  En "s'élevant" à 1200 mètres environ dans le massif du Canigou, on peut trouver maintenant de belles morilles coniques portant donc bien leur nom de morilles "élevées"(Morchella elata) 




                Le couteau montre mieux la taille de celle ci, qui semble posée sur le sol alors qu'elle n'a pas  encore été cueillie.


Une dizaine, et le panier est presque rempli...


                  Je n'ai pas cherché très longtemps, après avoir rencontré cette fois encore  (cf balade au pays de Sault) un bébé isard mort, en plein milieu de la piste qui grimpe à Mariailles. Triste scène que je n'ai même pas eu le coeur de photographier. Ma chienne n'a pas aboyé cette fois, et a tout juste reniflé le petit corps, comme si elle aussi voulait rester pudique (il ne devait pas avoir plus de 15 jours). C'est une bergère de moutons, parfois dangereuse pour  les poules et frimeuse avec les chats, mais pas un chien de chasse; pourtant sur le moment, impossible de me souvenir si oui ou non les chiens en liberté étaient bien autorisés dans la zone. En fait au retour, aucun panneau autre que concernant les véhicules, mais je me méfie de la nature parfois soupçonneuse de l'ONF, mon précédent chien, un labrit plus pyrénéen que le garde, avait un jour été refoulé sans pitié dans le secteur de Mantet, m'obligeant à annuler une sortie cèpes prometteuse.

              Ce sera sans doute la dernière sortie morilles, un petit voyage étant prévu la semaine prochaine, je pense qu'en Cerdagne ou Capcir pour ceux qui connaissent des stations, quelques bonnes surprises sont encore possibles.




mercredi 8 mai 2013

Plus haut

           


                Après le 1er Mai, il faut changer d'altitude pour rester en phase avec nos amies les morilles.  Chou blanc entre le col de Jou et Mariailles, alors nous avons tenté, avec deux couples d'amis grenoblois et toulousains qui souhaitaient découvrir un peu de notre belle région, la haute vallée de la Rotja, et ma foi avec raison, quelques morchellae esculentae de taille respectable nous attendaient sagement, mais bien sûr l'appareil photo, qui aurait permis de saisir dans leur biotope ces beaux specimens, n'avait plus de pile. Elles ont quand même accepté de prendre la pose au retour, en stars capricieuses qu'elles sont….






mardi 30 avril 2013

Demi finales H cup


 Clermont- Munster 16-10

Comment 3 partenaires démarqués ? moi je n'avais que 3 opposants, alors…


                D'un côté un Clermont flamboyant en première mi-temps, étouffant le Munster sous des vagues successives utilisant tout le pannel des gestes du rugby moderne, et à la conclusion  Nalaga le monstre, malgré une bourde théorique énorme lui faisant oublier 3 partenaires sans opposition, pour marquer lui-même entre les poteaux. Une résistance opiniatre des irlandais ensuite réussissant à faire craindre un renversement de situation comme trop souvent pour Clermont en phase finale les années antérieures. Mais dans la tête aussi Clermont s'est renforcé. Globalement un régal de beau jeu complet.

 Toulon-Saracens 24-12

                 Beaucoup moins excitant à regarder. Mais un Wilkinson au sommet de son art de buteur, et une magnifique image à retenir: Wilkinson tapant un drop en recevant le placage de son jeune successeur dans l'équipe d'Angleterre Owen Farrell. Le drop est parti quand même, couché sur le maitre, Farrell tourne la tête pour voir le ballon entre les barres, alors Wilkinson lui tapote paternellement l'épaule…

Not true imo, he will miss it…
Yes I did, buddy, come on, don't cry...

samedi 20 avril 2013

Balade en pays de Sault

                Quatre jours d'un temps estival, ciel bleu, soleil, 23-27° au thermomètre pour ce petit séjour au pays de Sault, puis revers brutal le 5è jour avec neige et pluie mélangées, et …3°

            Voici le panorama qu'offre la fenêtre du gîte de Buillac quand vous l'ouvrez au réveil



      Les morilles ne se bousculaient pas, sans doute au sens propre échaudées par ces sautes de température après d'abondantes pluies pourtant porteuses d'espoir. La cueillette est restée en deça des promesses, sans être ridicule, peut-être qu'après ce bref retour d'hiver et dès la semaine prochaine le temps plus en rapport avec la saison qu'annonce la météo (14°/18°)  le chercheur pourra faire un peu mieux… Mais les gîtes seront occupés par d'autres, le bon timing est toujours délicat...

        Mon premier circuit m'a attristé avec la découverte d'une jeune victime d'un braconnier, diagnostic confirmé par l'agent de l'ONF que j'ai conduit ensuite à sa demande sur les lieux.

Jeune chevrette (chevreuil femelle)


            Le lendemain, c'est un blaireau que j'ai trouvé mort, dans un pré où paissaient des chevaux. A-t-il lui été victime du sabot d'une jument craignant pour son poulain ?



Heureusement d'autres images plus gaies ont illustré ces promenades

Plus jolies que dans un vase, non ?

Ma poupée favorite…


                  Beaucoup de lieux charmants dans ce pays de Sault, qu'il faudra que j'explore plus en détail: Escouloubre, Rouze, ou bien Artigues, Cailla, Le Clat attendent mes chaussures de montagne…
             Les chambres d'hôte à prix abordable ne semblent pas manquer, mais il faut beaucoup de persévérance en fait pour découvrir de nouvelles zones productrices, souvent très réduites, au sein de paysages très vallonnés d'allure globalement favorable aux morilles. Et quand les poussées sont capricieuses, difficile de savoir si vous n'êtes pas au bon endroit ou si ce n'est pas le bon moment. La morille ne se prélasse pas comme le cèpe d'un mois sur l'autre, elle est pressée la morille, c'est un petit clown facétieux. Quand on rate sa courte pantomime, on peut tenter de l'intercepter ensuite à plus haute altitude, mais il faut faire vite, sinon comme Guignol, elle vous renvoye à son prochain passage, l'année prochaine…

Mise à jour du 24/4

                 Quand on rate la poussée de peu, qu'on la sent pourtant imminente, on en est quitte pour retourner sur les lieux quelques jours plus tard, et il arrive que la rencontre soit cette fois  plus joyeuse:

1 heure sur deux stations visitées en pure perte quelques jours auparavant…









lundi 8 avril 2013

Paris




                     Cette fois notre sortie parisienne a eu lieu au début d'un prétendu printemps. Avec une température encore hivernale et l'actualité lamentable de l'affaire Cahuzac  l'adjectif "prétendu" n'a rien d'excessif. Nous avons expérimenté avec succès la location pour quelques jours d'un petit appartement, solution moins impersonnelle que l'hôtel et pourtant moins chère. Pensez-y, avec internet les propositions sont multiples.

                   Même plaisir de marcher dans la ville, sans rencontrer d'ailleurs ceux qui préféraient la course du marathon de Paris ce Dimanche. Toujours autant de téléphones portables, et dans le métro on lit moins de journaux papier, on les remplace par des iphones, ou des tablettes, pourtant plus de livres aussi, m'a-t-il semblé. Plus de misère hélas, la "crise" n'est pas un mot vidé de sens, avec des carrés de trottoirs annexés par des petits groupes familiaux autour d'un matelas crasseux, et non plus "seulement" par des SDF solitaires.

         • Remarquable exposition (gratuite) à l'hôtel de ville (jusqu'au 25 avril) sur la résistance parisienne pendant la 2è guerre mondiale : qualité des documents, progression clairement montrée des actes de résistance depuis les premiers tracts clandestins jusqu'aux combats des FFI pour la libération de la ville.

         • Egalement très intéressante exposition de la valise mexicaine (jusqu'au 30 juin)  au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme avec tous les négatifs (4500!)  de Capa, de sa femme Gerda Taro et de leur ami Seymour dit Chim couvrant la guerre civile en Espagne de 1936 à 1939, égarés en 1939 et retrouvés au Mexique en 2007. Les meilleurs clichés ont été publiés, et sont au format photo, les autres sont des planches contact exigeant parfois de bonnes lunettes et une vraie souplesse de cou pour redresser certaines prises de vue, mais les efforts sont souvent récompensés permettant d'entrer au plus près des combattants républicains.

            • Visite de la maison de Balzac, à Passy, où l'écrivain travailla 16 à 20h par jour pendant 7 ans pour écrire La Comédie humaine dans une pièce de 12 m2 environ.

            • Exposition tout aussi réussie de Chagall "Entre guerre et paix"  au musée du Luxembourg jusqu'au 21 juillet: couleurs, rêve et fantaisie au service d'une sensibilité pourtant aigüe à la cruauté du monde réel.

             • Promenades dans le marais, au quartier latin, restaus entre amis, à Montmartre épreuve d'effort gratuite avec les 220 marches pour rejoindre la place du tertre, spectacle des parties clandestines de bonneteau juste sous la butte (on regarde, hein, on ne se fait pas plumer…), et pour finir la magnifique prestation de Catherine Frot dans " oh les beaux jours" de Beckett (jusqu'au 1er juin) au théâtre de l'Atelier, la scène qui a vu les débuts de Jean Louis Barrault.

               A la prochaine !